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Bengt-Ake Gustafsson: «J'ai envie de bâtir quelque chose à Olten»

15/02/2017 à 20:20:36Olten, Vincent CriblezArticle vu 3 133 fois
A quelques heures du début des play-off de NLB, Planète Hockey vous propose l’interview de Bengt-Ake Gustafsson, le nouvel entraîneur du HC Olten. Le Suédois de 58 ans, qui s’est engagé jusqu’en 2018 avec les Soleurois, compte bien mener son nouveau club tout en haut de la Ligue B d’ici la saison prochaine au plus tard.
© Photo PH archives -

Bengt-Ake Gustafsson, vous êtes à Olten depuis le 25 janvier 2017. A quand remontent les premières discussions avec le club ?
En fait, depuis l’été passé. J’étais alors même venu à Olten pour me faire une idée, pour discuter avec Jakob Kölliker. Nous étions en discussion, mais cela ne s’était pas fait. Du coup, je savais ou je mettais les pieds en arrivant ici.

Qu’avez-vous fait durant ces longs mois sans travail ?
J’étais chez moi à Karlskoga, en Suède. J’ai vu beaucoup de matches, j’ai été régulièrement voir Färjestad notamment. Presque tous les soirs, je regardais des rencontres à la télévision. Là, il était temps que je retrouve un club, cela me manquait sérieusement de ne pas coacher.

La Suisse était-elle votre première priorité ?
Disons que la priorité était la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche. J’aime ces pays alpins, le mode de vie des gens. Je m’y sens bien.

Lors de son investiture à Bienne, Mike McNamara avait déclaré qu’il fallait au moins quatre à six semaines à une équipe pour apprivoiser un nouveau système. Etes-vous d’accord avec lui et avez-vous pu changer quelque chose au niveau tactique à Olten ?
Oui, je suis complètement d’accord avec Mike McNamara. En trois semaines, je n’ai pas pu chambouler le système de jeu du HC Olten. Cela aurait contre-productif de retourner la tête des joueurs alors que les play-off approchaient. Du coup, j’ai juste pu modifier quelques détails, au niveau défensif notamment. Olten prenait trop de buts.

En terminant au cinquième rang, à égalité de points avec Rapperswil, vous avez hérité d’un sacré tirage pour les quarts de finale…
Oui, ce sera compliqué face aux Lakers. C’est une bonne équipe, une organisation qui vise la Ligue A à terme et qui a de l’ambition. Il y a du talent à Rapperswil. La série s’annonce donc passionnante.

Que savez-vous de votre adversaire, que vous n’avez pas encore affronté depuis votre retour en Suisse ?
Pas encore grand-chose pour être honnête. Aujourd’hui (réd : mercredi), j’ai commencé les analyses vidéos grâce à des clips réalisés par mon assistant Chris Bartolone. Demain, on va également passer la journée devant l’écran pour essayer d’en savoir un maximum sur cette équipe de Rapperswil. Dans son comportement, je dirais qu’elle ressemble à Langenthal, avec un style nord-américain.

Vous avez été promu avec Langnau, il y a deux ans. Votre contingent actuel peut-il vous permettre de reproduire un exploit identique ?
Physiquement, mon équipe me semble en-dessous de ce que j’ai connu à Langnau. Mais il y a du potentiel et, en play-off, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. J’ai une bonne équipe à disposition, après il faut toujours un peu de chance également.

Vous vous êtes engagé jusqu’à la fin de la saison prochaine avec Olten, était-ce une condition de votre part ?
Oui, je n’avais pas envie de tout plaquer en Suède pour quelques semaines. J’ai envie de bâtir quelque chose, de faire grandir ce club et de l’amener, si possible, au sommet de la Ligue B d’ici la saison prochaine. Olten est ambitieux et a envie de retrouver la Ligue A.

Pour terminer, un mot sur votre fils Anton, qui a dû précipitamment quitter Fribourg-Gottéron en pleine saison. Comment va-t-il ?
Il a pu signer un contrat à Färjestad, qui est un excellent club (réd : il y a joué 11 matches depuis son arrivée). Il a des tâches défensives, mais cela va bien pour lui. Son contrat porte jusqu’à la fin de cette saison. Après je pense qu’il aimerait bien revenir en Suisse. Malheureusement, ce n’était pas possible de s’engager en Suisse pour lui après son départ de Fribourg. Le club n’était pas d’accord de le libérer à la concurrence.

Du coup, il pourrait vous rejoindre à Olten, la saison prochaine ?
Oui, pourquoi pas (rires). Cela me permettrait de voir mes petits-enfants un peu plus souvent également. Plus sérieusement, c’est encore trop tôt pour en parler, mais j’aimerais beaucoup qu’il soit avec moi, à Olten. Il n’y aura aucune décision à prendre avant la fin de la saison. Nous verrons bien où il jouera la saison prochaine.

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Directeur sportif du HC Olten, le Biennois Jakob Kölliker s’exprime lui aussi sur la situation sportive de son club.  

Jakob Kölliker, en engageant un entraîneur comme Bengt-Ake Gustafsson, vous envoyez clairement un message à la concurrence, non ?
Nous avons décidé d’offrir un contrat à Bengt-Ake jusqu’en 2018 avec l’intention de briguer une promotion, si possible. Mais la concurrence est rude, en plus de gagner les play-offs, il faut battre le dernier de Ligue A. C’est difficile de planifier une promotion avec le système actuel, mais Olten est ambitieux, clairement.

Du coup, le budget sera-t-il à la hausse la saison prochaine ?
Nous aurons quelques francs de plus à disposition, mais cela ne représente pas une immense somme. J’aurais bien aimé pouvoir signer Jonas Hiller, mais il sera encore trop cher pour nous (rires). Plus sérieusement, à Olten on veut clairement devenir un club ambitieux, mais les moyens ne sont pas illimités.

Revenons à l’actualité. Jouer face à Rapperswil en quart de finale, ce n’est pas vraiment un tirage évident. Était-ce le pire qui pouvait arriver à Olten ?
Mais il n’y a aucune série de facile en play-off. Peu importe quelle est l'équipe en face : il faudra la battre. Notre but est clairement d’atteindre les demi-finales cette saison et pour cela, il faut battre Rapperswil. Nous avons le désavantage de débuter la série à l’extérieur, à nous de faire le nécessaire pour aller gagner là-bas.  


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