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David Masserey: «Quand on veut, on peut...»

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Le HC Sion l’a démontré fin mai en organisant une superbe fête du hockey sur dix jours en plein mois de mai! Une surface synthétique, un grand chapiteau, un tournoi populaire, doublé d’un match-souvenir des «vieilles tiges» et cerise sur le gâteau: un concert le soir. Entretien avec David Masserey, chargé de la communication du HC Sion.

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M. David Massery, HC Sion

Sion, Bertrand Melliard, le 04/06/2010 à 23:40:48

M. Masserey, comment en êtes-vous arrivé à concevoir une telle fête du hockey ?

A la base, c’est parti après un souper de remerciement pour les grands sponsors du club il y a plus de un an. L’un d’entre eux s’est levé de table pour dire que s’il avait passé une super-saison, il ne pouvait financièrement aller plus loin, mais qu’il avait la volonté de faire quelque chose pour aider à faire connaître le hockey sur glace. Dès lors, un petit comité de sponsors s’est formé pour pousser cette idée-là. Et quand on a pu avoir la patinoire synthétique de la Ligue, on a su qu’on allait faire quelque chose de bien.

 

Mais c’était un quand même un gros morceau…

Oui. Il a fallu tout d’abord savoir ce que nous voulions faire. Il y a eu six mois de gestation, puis cinq bons mois de travail régulier, de mise au point… entre le comité du HC Sion et le comité de la Fête aux Iles. Elle est le fruit du travail de l’ensemble du club, de la 1ère équipe au mouvement jeunesse. On a aussi profité des installations pour faire venir les écoles, pour faire venir des jeunes de Conthey, de Savièse, des villages qui sont sous-représenté dans notre mouvement jeunesse et qui ne connaissent pas bien le hockey. Enfin, il faut remercier les bénévoles, qui sont souvent les parents de nos jeunes.

 

Combien de personnes ont œuvré à cette manifestation ?

Le Comité d’organisation comprend une dizaine de personnes, mais on a 90 bénévoles qui se relayent sur les 10 jours de la manifestation.

 

Cela a-t-il été 10 jours non-stop ou y a-t-il eu des interruptions ?

Cela a été presque sans interruption, sauf le lundi et le vendredi.


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Le match des anciens: Martigny vs Sion

Vous avez aussi mis sur pied un tournoi populaire…

Il s’est déroulé sur deux jours, le dimanche étant réservé pour les matchs de finale. Huit équipes se sont ainsi affrontées en 2x12 minutes de jeu, avec 2 minutes de pause entre-deux. On a de très bons échos. Deux joueurs viennent même de ligue nationale, avec Schneider, Roland Meyer, qui ont tous des années de pratique dans les patins. On a une équipe qui a un gardien de 12 ans aux goals… Mais le nombre de joueurs licenciés a été limité à deux maximums par équipes afin d’éviter d’avoir un niveau professionnel. On doit aussi mentionner le match réservé aux « vieilles tiges » de Martigny et de Sion, qui ont vu des « papis » remettre les patins parfois après 30 ou 40 ans d’inactivité dans le hockey.

 

Pourquoi avoir choisi une période résolument printanière pour cette manifestation ?

On était un peu limité par la disponibilité de la patinoire. Mais on ne voulait pas non plus faire cette fête au mois de juillet, ce qui n’aurait pas rimé à grand-chose. Le faire trop tôt signifiait des risques météo et fin mai était bien à tous égards.

 

Qu’attendez-vous finalement de cette manifestation : c’est un but de recrutement ?  Un but financier ?

Tout d’abord, le but est festif : on voulait que le plus de monde s’amuse pour finir en beauté cette saison de hockey. Mais le but de recrutement est essentiellement présent : faire connaître le hockey sur glace, mais aussi faire mettre des patins à des jeunes qui ne l’ont pas fait jusqu’ici. C’est leur montrer que ce n’est pas si compliqué que cela et que l’on peut avoir un plaisir fou avec le hockey sur glace, autant qu’avec le football par exemple.

 

On a donc profité de ce revêtement synthétique qui offre un contact aisé pour patiner. Les enfants de quatre ans ont pu s’initier au patinage et certains en ont profité toute la journée. Je voudrais aussi profiter au passage de remercier Charly Henzen qui est venu donner quelques entraînements. Et avec un tel instructeur, comment ne pas avoir de plaisir à faire du hockey sur glace.

 

Comparé aux exploits du FC Sion, le HC Sion n’est-il pas un peu le parent pauvre sur le plan sportif ?

Je dirais : c’était. Cela commence à bouger dans notre sens. Nous avons eu avec la Première une belle saison. Avec Martigny en 1ère ligue, Serre et Viège en NLB, le hockey croche plus. On le remarque avec les gens qui viennent voir les matchs. On est aussi content de voir que les médias s’intéressent au hockey valaisan et à nous en particulier. Ce qui attire du monde dans les patinoires valaisannes.

 

On peut dire que le hockey valaisan a une bonne réputation et forme de très bon joueurs, mais qui s’exportent. Est-ce qu’on peut dire qu’au niveau des clubs, cela ne suit pas toujours ?

C’est la question-piège. C’est vrai que l’on a de bons mouvements jeunesse, mais ce n’est pas évident de faire rester les meilleurs dans les clubs formateurs. A un moment donné, les bons éléments sont tirés vers d’autres clubs et du coup, c’est l’impression qu’il faut remettre constamment  l’ouvrage sur le métier. Pour nous à Sion, on n’a jamais eu autant de jeunes intégrés à la Première équipe. On a par exemple deux blocs de Sédunois issus du vivier local qui vont très, très bien et c’est ce que le club a envie de pousser en avant.

 

Quel est l’effectif approximatif de votre mouvement jeunesse ?

Il est plutôt important, puisque 200 gamins sont intégrés au HC Sion. On a une 1ère équipe qui tire tout cela, mais aussi une 2ème équipe qui permet de faire jouer ces jeunes et de les préparer. Avec l’arrivée d’Olivier Ecoeur comme nouvel entraîneur, on va prolonger le plus possible ce mouvement de formation vers l’avant.

 

Et l’objectif du HC Sion pour la saison 2010/11 ?

On a une toute bonne équipe et nous sommes confiants. Il nous manque encore un centre, mais le noyau est solide et expérimenté. Quelques transferts, dont celui de Cédric Métrailler, qui vient de Sierre et tout ceci devrait nous permettre d’envisager les trois premières places. En tout cas nous le souhaitons, même si Red Ice, Guin et Star Lausanne ont des équipes impressionnantes qui sont toujours là quand il le faut. Mais on va rester les pieds sur terre.

 

 

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