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PH a rendu visite à Richard Beaulieu, le directeur de l'une des écoles de hockey les plus fameuses de Suisse Romande. Qui nous présente son école, mais parle aussi de sa passion pour le hockey et l'enseignement. Rencontre avec un grand Monsieur.
Verbier, Bertrand Melliard
le 01/11/2009 à 21:26:52

Photo PH
On peut dire sans se tromper que l’International Hockey School de Verbier a une solide réputation. A combien d’éditions en êtes-vous cette année ?
On a passé le cap de la 20ème édition pour ce qui est de l’Ecole de Hockey et la 16ème édition pour l’école de gardiens de buts.
Initialement, pourquoi avoir choisi Verbier ?
Nous avons choisi Verbier pour beaucoup de raisons. Premièrement, l’endroit est splendide et deuxièmement, on a ici réunit tous les éléments dont on a besoin pour faire un bon stage et pour bien encadrer les stagiaires : la qualité des installations, les possibilités de logement, surtout, la concentration des installations sur une zone donnée, ce qui permet de réaliser un travail intéressant.
Est-ce la raison de ce succès non-démenti au cours des années ?
Je pense que cela joue un rôle, car les parents sont quand même soucieux du bien-être de leurs enfants. C’est sûr que ce qui se passe sur la glace est important. Mais comme les enfants sont 24 heures sur 24 avec nous, si on n’arrive pas à avoir des conditions d’encadrement de toute sécurité, il est certain que les parents ne seront pas tranquilles. Et sans hésiter, nous avons ici cet encadrement collectif de qualité.
C’est une école, car c’est l’enseignement qui prime et non pas l’entraînement. On a comme principe que ce qui se passe sur la glace, c’est de l’enseignement technique et non pas tactique. L’accent est porté sur le travail individuel, même si on fait des essais de situations de matchs.
En 20 ans, votre école s’est taillé une réputation en dehors des frontières nationales. D’où viennent vos participants ?
Ils viennent déjà d’une partie suisse. Romande d’abord, mais aussi suisse-alémanique et suisse-italienne. A ceci s’ajoute des stagiaires des pays limitrophes : France, Allemagne, Belgique, Italie, Autriche et même quelques Nord-Américains. L’effectif global est d’environ 400 participants.
Ce qui veut dire qu’il y a une grande diversité de niveaux à gérer sur la glace…
Oui, naturellement, il y a des écarts. Mais comme on fait des groupes, puis des sous-groupes, on s’arrange à ce que le travail soit assez agréable et que chacun soit à sa place. On arrive à gérer assez bien ce problème.
Sur une vingtaine d’années, avez-vous vu une évolution du niveau des participants ?
Certainement. On voit que le hockey est devenu un sport annuel et non plus saisonnier. On arrive donc en été et les jeunes sont plutôt bien préparés, car souvent ils viennent de quitter la glace quelques semaines auparavant ou ont subi un bon entraînement hors-glace. Ce qui fait que les hockeyeurs arrivent en condition pour ces camps d’été. Le niveau physique a aussi augmenté de tous les côtés et cela se voit sur la glace.
Est-ce à dire que le hockey se popularise ?
Oui, mais il faut relativiser. Car il y ait une irruption de sports nouveaux, qui contribue parfois à une chute de participation dans certains clubs. Les jeunes essaient beaucoup de choses et ne vont pas crocher systématiquement sur le hockey sur glace.
Combien de cessions organisez-vous et en faites-vous en dehors des périodes d’été ?
On a cinq semaines de stages, mais dont certaines sont spécialisées. Par exemple, la première semaine est consacrée à 100% aux gardiens de buts, la 2ème semaine, ce sont les plus jeunes qui débarquent, mais aussi le groupe des gardiens pro. Après suivent des groupes réguliers tels le power-skating, les Elites… En dehors des périodes d’été, je structure aussi des camps d’entraînement pour des clubs. Par exemple, au mois d’avril, j’ai eu un groupe de 45 personnes, coaches et accompagnants compris, qui sont également venus pour prendre de l’expérience au niveau de l’enseignement.
En dehors de la glace, quelles sont les activités que vus proposez ?
Elles sont nombreuses et variées. On dispose d’installation de gym, deux piscines (inérieure et extérieure), tennis, mountain-bike et le mercredi, randonnée à la montagne où on va, si le temps le permet, à 3’300m voir le glacier du Mont-Fort. Plus différentes activités comme le basket, le street. On arrive donc, avec la glace, à les occuper du matin au soir, en plus, occasionnellement, des films de détente.
Verbier, c’est à la fois une école de hockey et une école de gardiens. Comment cela s’est fait ?
François Allaire et moi avons une vieille relation d’amitié et qui s’est concrétisée sur le plan de l’école quatre ans après les débuts à Verbier. En voulant créer une école de gardien, il fallait qu’elle soit à la hauteur et il n’y avait qu’une personne avec qui le faire. C’était avec François et quand je me suis approché de lui, il a tout de suite adhéré à cette idée et on a mis en place cette structure.
François Allaire est une légende. On ne le présente plus. Mais que dire sur sa méthode ?
On identifie François Allaire à
Vous accueillez quelques gardiens vedettes comme stagiaires. Est-ce qu’ils apportent en matière d’enseignement ?
Directement au niveau de l’enseignement, non. Car tous les gardiens qui viennent ici, que ce soit Hiller, Gerber ou Aebischer, viennent avant tout pour faire un stage qui leur permet de passer en revue leurs capacités et bien sûr, de se retrouver entre gardiens d’un niveau mondial. C’est assurément un « plus » pour l’école, mais on ne s’en sert pas au niveau de l’enseignement. On laisse cet aspect à des moniteurs spécialisés dans le domaine.
Votre staff d’encadrement est majoritairement constitué de personnes originaires du Canada. Un plus ?
C’est plutôt une idée. C’est un peu transposer ici en Valais l’école québécoise. Effectivement, l’encadrement hors glace et sur glace vient du Québec ou sont originaires du Québec, même s’ils vivent en Suisse. Ce qui fait que tout le monde parle le même langage sur glace et hors glace au propre comme au figuré. Tous viennent du secteur de l’ enseignement. Et ils reviennent d’années en années.
Vous acceptez des candidats très jeunes, niveau Bambinis, comme des jeunes plus expérimentés. Est-ce difficile à mettre sur pied, surtout pour les plus jeunes qui ont des besoins d’encadrements plus spécifiques ?
C’est toujours un peu plus délicat avec les touts petits, mais on fait aussi en sorte de les placer dans une semaine spécifique. Ce qui fait qu’on peut leur donner un maximum de temps, surtout dans l’encadrement hors-glace. On n’oublie pas que c’est la plupart du temps leur premier stage et tant les enfants que les parents sont un peu craintifs. Avec l’expérience que nous avons, tout se passe toujours très bien.
Votre méthode d’enseignement fait appel aux techniques vidéo ?
On l’utilise, mais plus pour nous préparer, nous les moniteurs, que pour juger les plus jeunes. La vidéo chez nous est surtout utilisée au niveau des gardiens de buts, de façon à mettre en évidence les points à travailler. François Allaire travaille tout particulièrement avec. Avec les joueurs de champ en herbe, on préfère en revanche leur faire refaire les exercices ratés que de leur montrer sur des images ce qui n’a pas été.
Vous avez ajouté ces dernières années un stage de power-skating. Il y avait un besoin ?
Oui, il y a une demande. Les techniques de patinage sont certainement la chose la plus importante en hockey. Que soit sur le plan de la mobilité, de
Richard Beaulieu, votre nom est bien connu en Suisse depuis une trentaine d’années. A part votre école de hockey, vous avez des contacts avec le HC Red Ice au niveau de
L’énergie est chez moi facile à trouver. Je suis passionné du hockey depuis que je le pratique et ce que je fais, je le fais toujours par passion et par amour du hockey. Je joue encore avec les vétérans ici, mais surtout j’ai énormément de plaisir à être sur la glace et encore plus, à enseigner. Le fait de venir sur la glace avec les jeunes ne donne l’impression de ne jamais vieillir.
Y-aura-t-il encore de nombreuses autres éditions après la 20ème ?
Il n’y a pas de raisons que cela ne continue pas pendant un certain temps ainsi, je vous rassure.
| CLASSEMENT NL A | J | Pts |
| 1 | EV Zoug | 50 | 98 |
| 2 | HC Davos | 50 | 98 |
| 3 | HC Fribourg Gottéron | 50 | 94 |
| 4 | Kloten Flyers | 50 | 91 |
| 5 | CP Berne | 50 | 87 |
| 6 | HC Lugano | 50 | 79 |
| 7 | ZSC Lions | 50 | 77 |
| 8 | HC Bienne | 50 | 68 |
| 9 | Genève-Servette HC | 50 | 67 |
| 10 | SCL Tigers | 50 | 52 |
| 11 | HC Ambri Piotta | 50 | 49 |
| 12 | Rapperswil-Jona Lakers | 50 | 40 |