![]() | Liste des postes ouverts |
| www.tsteam.ch | |
| TELECOM SWISS TEAM | |
Article vu 2 325 fois
Frédéric Rothen est un homme heureux. Cette saison, en compagnie de Kimmo Rintanen et de Romano Lemm, l’attaquant jurassien de Kloten fait tourner la tête de toutes les défenses du pays. Au point qu’il a déjà amassé trente-sept points durant le présent championnat, un record. Planète Hockey est allé à sa rencontre.
Photo Pascal Muller
Kloten, Christian Kobi
le 31/01/2008 à 19:39:03
Justement, les dernières saisons, vous tourniez avec une
moyenne de 20-25 points par exercice. Cette saison, vous en êtes déjà à 37
points à quelques journées de la fin du
tour qualificatif. Avez-vous changé quelque chose dans votre manière de jouer?
Depuis environ deux ans, je joue beaucoup plus sur la
routine. Contrairement à avant, je ne me soucie plus de savoir ce qui pourrait
se passer si je joue mal ou si toute l’équipe joue mal. Auparavant, je me
posais beaucoup plus ce genre de questions.
Depuis le départ de Domenico Pittis pour Zurich, vous
évoluez dans la même ligne que Kimmo Rintanen et Romano Lemm. Une association
qui a l’air de fonctionner à merveille.
C’est la première fois que nous jouons ensemble depuis que
nous sommes à Kloten et, effectivement, tout fonctionne pour le mieux jusqu’à
présent. Lors des premiers matches que nous avons effectués ensemble, il nous
est même arrivé de marquer trois-quatre buts par rencontre! Pour Romano Lemm et
moi-même, c’est un vrai plaisir d’évoluer avec un gars comme Rintanen.
Comment décririez-vous votre style de jeu?
Disons que je ne suis pas un playmaker du genre de Reto Von
Arx par exemple. Mon style est plus agressif, je suis un joueur qui travaille
beaucoup dans les bandes pour récupérer des pucks. A l’inverse, ma principale
faiblesse est certainement le mental. Je me mets peut-être trop de pression et
il m’arrive de manquer de sang-froid dans les moments décisifs.
L’équipe nationale, vous y songez encore?
Oui et non. Bien sûr, ce serait sympa de pouvoir y retourner
mais je n’en fais pas une fixation.
Je ne pense pas y rejouer tant que Ralph Krueger sera à la
bande. C’est un entraîneur qui travaille depuis de longues années avec une
quarantaine de joueurs et il est très difficile de rentrer dans ce groupe.
Tout de même, vous n’avez pas été sélectionné pour la Skoda
Cup à Lausanne malgré votre excellent championnat. Une déception?
Non, pas spécialement. Je sais que si je veux être à nouveau
sélectionné, il faudra que je fasse une bonne saison du début à la fin. Ralph
Krueger n’est pas du genre à sélectionner un joueur pour quelques bons matches,
il va falloir être bon sur la longueur pour attirer son attention.
Vous être revenu à Kloten en 2005 après y avoir déjà évolué
quatre saisons entre 1995 et 1999 et possédez un contrat valable jusqu’en 2010.
Peut-on parler d’une histoire d’amour entre vous et Kloten?
Kloten et Ajoie sont mes deux clubs de cœur, c’est clair.
Ici, j’ai reçu ma chance alors que je n’avais que 19 ans et depuis, je me suis
fait plein d’amis. D’ailleurs, même lorsque j’évoluais à Davos (Ndlr: entre
1999 et 2001), j’ai toujours gardé mon appartement à Kloten et je faisais
régulièrement les trajets. Aujourd’hui, ma femme et ma famille habitent ici, je
me sens vraiment chez moi.
Décrivez-nous le style de jeu prôné par votre entraîneur
Anders Eldebrink. Quels sont ces principes?
C’est un entraîneur qui nous laisse beaucoup de libertés,
qui aime que ses joueurs soient créatifs. Le hockey qu’il prône est porté sur
l’offensif, il faut donc beaucoup patiner. Concernant son caractère, c’est
quelqu’un de très calme, qu n’élève pratiquement jamais la voix. Pour motiver
les joueurs et hausser le ton, il y a l’entraîneur assistant Felix Hollenstein.
Les deux se complètent vraiment très bien.
Un mélange entre des jeunes très talentueux et des joueurs
expérimentés dont vous faîtes partie la recette de Kloten depuis plusieurs
années à l’air de vraiment bien fonctionner…
Depuis que je suis revenu à Kloten, il y a trois ans,
l’équipe n’a pratiquement pas changé. Chaque année, il y a peut-être en moyenne
deux joueurs suisses et deux étrangers qui changent. Nous arrivons donc à
contenir le même groupe sur la longueur et cela nous permet d’avancer un peu
plus année après année. Il faut également dire que Kloten parvient à
régulièrement sortir des juniors qui ont un très bon niveau. D’ailleurs,
pratiquement tous les juniors qui évoluent aujourd’hui avec la première équipe
ont été formés au club. Ce mélange entre la fougue des jeunes et l’expérience
des plus âgés est vraiment intéressant.

La saison dernière, vous avez été éliminés en demi-finale
par le futur champion Davos. Pensez-vous que le titre soit envisageable à court
terme pour Kloten?
Oui je le pense. Comme je l’ai dis auparavant, en parvenant
à contenir le groupe, nous progressons année après année. Il y a deux ans, nous
nous étions qualifiés de justesse pour les play-off avant d’éliminer Berne en
quart de finale. L’année dernière, nous avions terminé à la cinquième place
avant d’être éliminés en demi-finale. Cette saison, nous espérons finir dans
les quatre et nous qualifier pour la finale. Si nous continuons à progresser à
ce rythme, je suis persuadé que le titre est jouable à court ou moyen terme.
| CLASSEMENT NL A | J | Pts |
| 1 | HC Fribourg-Gottéron | 50 | 99 |
| 2 | CP Berne | 50 | 92 |
| 3 | EV Zoug | 50 | 91 |
| 4 | ZSC Lions | 50 | 89 |
| 5 | HC Davos | 50 | 81 |
| 6 | HC Lugano | 50 | 80 |
| 7 | Genève-Servette HC | 50 | 80 |
| 8 | HC Bienne | 50 | 72 |
| 9 | Kloten Flyers | 50 | 69 |
| 10 | HC Ambri-Piotta | 50 | 53 |
| 11 | Rapperswil-Jona Lakers | 50 | 53 |
| 12 | SCL Tigers | 50 | 41 |