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Frédéric Rothen: «Kloten peut viser le titre à court terme»

31/01/2008 à 19:39:03

Kloten, Christian Kobi Article vu 2 694 fois

Frédéric Rothen est un homme heureux. Cette saison, en compagnie de Kimmo Rintanen et de Romano Lemm, l’attaquant jurassien de Kloten fait tourner la tête de toutes les défenses du pays. Au point qu’il a déjà amassé trente-sept points durant le présent championnat, un record. Planète Hockey est allé à sa rencontre.

Photo Pascal Muller
Frédéric Rothen, vous êtes à l’heure actuelle le troisième meilleur buteur suisse du championnat derrière Julien Sprunger et Ivo Rüthemann. Est-ce une surprise pour vous?
Oh que oui! (rires) Il faut dire qu’évoluer avec un joueur comme Kimmo Rintanen facilite énormément les choses. Malgré tout, je suis tout de même surpris du nombre de points que j’ai accumulé jusqu’à présent.

Justement, les dernières saisons, vous tourniez avec une moyenne de 20-25 points par exercice. Cette saison, vous en êtes déjà à 37 points à quelques journées de la fin  du tour qualificatif. Avez-vous changé quelque chose dans votre manière de jouer?
Depuis environ deux ans, je joue beaucoup plus sur la routine. Contrairement à avant, je ne me soucie plus de savoir ce qui pourrait se passer si je joue mal ou si toute l’équipe joue mal. Auparavant, je me posais beaucoup plus ce genre de questions.

Depuis le départ de Domenico Pittis pour Zurich, vous évoluez dans la même ligne que Kimmo Rintanen et Romano Lemm. Une association qui a l’air de fonctionner à merveille.
C’est la première fois que nous jouons ensemble depuis que nous sommes à Kloten et, effectivement, tout fonctionne pour le mieux jusqu’à présent. Lors des premiers matches que nous avons effectués ensemble, il nous est même arrivé de marquer trois-quatre buts par rencontre! Pour Romano Lemm et moi-même, c’est un vrai plaisir d’évoluer avec un gars comme Rintanen.

Comment décririez-vous votre style de jeu?
Disons que je ne suis pas un playmaker du genre de Reto Von Arx par exemple. Mon style est plus agressif, je suis un joueur qui travaille beaucoup dans les bandes pour récupérer des pucks. A l’inverse, ma principale faiblesse est certainement le mental. Je me mets peut-être trop de pression et il m’arrive de manquer de sang-froid dans les moments décisifs.

L’équipe nationale, vous y songez encore?
Oui et non. Bien sûr, ce serait sympa de pouvoir y retourner mais je n’en fais pas une fixation.
Je ne pense pas y rejouer tant que Ralph Krueger sera à la bande. C’est un entraîneur qui travaille depuis de longues années avec une quarantaine de joueurs et il est très difficile de rentrer dans ce groupe.

Tout de même, vous n’avez pas été sélectionné pour la Skoda Cup à Lausanne malgré votre excellent championnat. Une déception?
Non, pas spécialement. Je sais que si je veux être à nouveau sélectionné, il faudra que je fasse une bonne saison du début à la fin. Ralph Krueger n’est pas du genre à sélectionner un joueur pour quelques bons matches, il va falloir être bon sur la longueur pour attirer son attention.

Vous être revenu à Kloten en 2005 après y avoir déjà évolué quatre saisons entre 1995 et 1999 et possédez un contrat valable jusqu’en 2010. Peut-on parler d’une histoire d’amour entre vous et Kloten?
Kloten et Ajoie sont mes deux clubs de cœur, c’est clair. Ici, j’ai reçu ma chance alors que je n’avais que 19 ans et depuis, je me suis fait plein d’amis. D’ailleurs, même lorsque j’évoluais à Davos (Ndlr: entre 1999 et 2001), j’ai toujours gardé mon appartement à Kloten et je faisais régulièrement les trajets. Aujourd’hui, ma femme et ma famille habitent ici, je me sens vraiment chez moi.

Décrivez-nous le style de jeu prôné par votre entraîneur Anders Eldebrink. Quels sont ces principes?
C’est un entraîneur qui nous laisse beaucoup de libertés, qui aime que ses joueurs soient créatifs. Le hockey qu’il prône est porté sur l’offensif, il faut donc beaucoup patiner. Concernant son caractère, c’est quelqu’un de très calme, qu n’élève pratiquement jamais la voix. Pour motiver les joueurs et hausser le ton, il y a l’entraîneur assistant Felix Hollenstein. Les deux se complètent vraiment très bien.

Un mélange entre des jeunes très talentueux et des joueurs expérimentés dont vous faîtes partie la recette de Kloten depuis plusieurs années à l’air de vraiment bien fonctionner…
Depuis que je suis revenu à Kloten, il y a trois ans, l’équipe n’a pratiquement pas changé. Chaque année, il y a peut-être en moyenne deux joueurs suisses et deux étrangers qui changent. Nous arrivons donc à contenir le même groupe sur la longueur et cela nous permet d’avancer un peu plus année après année. Il faut également dire que Kloten parvient à régulièrement sortir des juniors qui ont un très bon niveau. D’ailleurs, pratiquement tous les juniors qui évoluent aujourd’hui avec la première équipe ont été formés au club. Ce mélange entre la fougue des jeunes et l’expérience des plus âgés est vraiment intéressant.


Photo Pascal Muller
Après un début de championnat un peu hésitant, Kloten est revenu très fort se retrouve aujourd’hui à la quatrième place. Selon, vous, jusqu’où peut aller Kloten cette saison?
Nos deux prochains matches, face à Zoug vendredi et à Genève samedi, nous permettront d’y voir plus clair. Notre but est clair: nous voulons terminer dans les quatre premiers pour commencer les play-off à domicile. Le classement est encore très serré et avec la victoire à trois points, on peut très bien encore se retrouver deuxième comme cinquième. Le week-end qui vient sera vraiment très important pour nous.

La saison dernière, vous avez été éliminés en demi-finale par le futur champion Davos. Pensez-vous que le titre soit envisageable à court terme pour Kloten?
Oui je le pense. Comme je l’ai dis auparavant, en parvenant à contenir le groupe, nous progressons année après année. Il y a deux ans, nous nous étions qualifiés de justesse pour les play-off avant d’éliminer Berne en quart de finale. L’année dernière, nous avions terminé à la cinquième place avant d’être éliminés en demi-finale. Cette saison, nous espérons finir dans les quatre et nous qualifier pour la finale. Si nous continuons à progresser à ce rythme, je suis persuadé que le titre est jouable à court ou moyen terme.

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1 HC Davos 25 54
2 CP Berne 25 51
3 ZSC Lions 26 49
4 HC Lugano 24 48
5 EV Zoug 24 46
6 Genève-Servette HC 26 38
7 Lausanne HC 26 32
8 Kloten Flyers 24 30
9 HC Bienne 25 30
10 HC Fribourg-Gottéron 25 30
11 HC Ambri-Piotta 25 25
12 Rapperswil-Jona Lakers 25 17
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