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Jan Alston: «Nous faisons beaucoup trop d’erreurs de concentration»

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Vieux baroudeur du hockey, Jan Alston fait les beaux jours des ZSC Lions depuis 2001. Auparavant, il a fait des incursions à Davos, Bienne et la Chaux-de-Fonds. Interview avec un joueur discret, mais éminemment sympathique.

Photo Mathias Fructuoso
Alston avec Blindenbacher, lors de la saison 07/08

Rédaction, Nadine Forclaz
le 21/12/2009 à 11:58:25

Jan Alston, vous avez eu 40 ans cette année, mais quand on vous voit sur la glace, le temps ne semble pas avoir de prise sur vous. Quelle est votre motivation, année après année?
En premier, j’aime beaucoup ce que je fais. Jouer au hockey est ma vie et ensuite, sans doute y a-t-il un côté un peu gamin au fond de moi qui veut toujours jouer et qui me pousse à continuer. Je fais aussi attention à mon style de vie et comme je suis un hockeyeur professionnel, je connais mon corps et je sais jusqu’où je peux aller. Mais surtout, il y a l’envie qui est toujours là et cela fait beaucoup, selon moi.

Avez-vous une idée de ce que vous allez faire après votre carrière de hockeyeur?
Pas vraiment. J’avoue ne pas encore y avoir pensé sérieusement et tant que cela va au niveau de mes performances, je me concentre là-dessus.

Iriez-vous jusqu’à dire que votre façon de jouer et votre expérience sont un «plus» pour votre équipe et pour les jeunes?
Je l’espère, et pour ce qui est des jeunes, j’essaye de leur apporter mon expérience et de les aider en leur inculquant les fondamentaux du jeu. Enfin du mieux que je peux. Nos gars sont très réceptifs de ce que je peux leur apprendre. Ils ont envie de jouer avec moi et, de cette manière, on essaye de s’améliorer ensemble.

Pourquoi avoir pris la nationalité suisse?
Pourquoi pas, non? Je me plais en Suisse, ma femme et mes enfants sont Suisses. Je crois que ce sont de bonnes raisons pour rester là et Zurich est une grande ville où il fait bon vivre et élever sa famille.

Vous préférez vivre en Suisse ou au Canada?
En Suisse. Car les hivers sont moins rudes qu’au Canada et je n’aime pas le froid! (rires). C’est une des raisons majeures pour laquelle je m’y suis installé et aussi parce que maintenant que mes quatre enfants vont à l’école  à Zurich –ils ont 14, 12, 8 et 6 ans-, si bien que ce n’est pas toujours facile de retourner au Québec, même l’été.

Si l’on revient aux ZSC Lions, avec le départ de Séverin Blindenbacher, l’équipe n’a-t-elle pas perdu une pièce maîtresse de sa défense?
Oui c’est vrai, c’est une grosse perte. Car c’est un excellent joueur qui nous a quitté. Par contre, il faut aussi voir qu’à moyen terme, cela donne une chance à de jeunes joueurs de se faire une place et de prouver ce qu’ils savent faire. Dans l’ensemble, il n’a pas été facile de compenser son départ et on voit quand même que son absence pèse. Car on ne remplace pas un joueur avec ce talent-là du jour au lendemain. On le voit bien en ce moment: l’équipe fait trop d’erreurs défensives. Mais il faut relativiser, la saison est encore longue.

Le fait que Lukas Flüeler ait plus de responsabilités dans les buts permet à Sean Simpson d’aligner plus souvent ses trois attaquants étrangers, à savoir Trudel, Pittis et Sejna. Cela aide-t-il l’équipe à gagner plus facilement?
Effectivement, cela donne deux facettes aux ZSC Lions et pour l’adversaire, cela peut parfois être déstabilisant.

Sean Simpson va devenir l'entraîneur de la Nati dès la fin de la saison. Ce changement sera-t-il difficile à supporter?
Non pas vraiment, car nous sommes des professionnels et c’est à nous de faire pour que cela fonctionne à tous les niveaux. Et nous n’avons pas vraiment le choix non plus.

Il y a quelque temps, vous avez joué contre Fribourg et l’équipe de Zurich s’est pris dix buts. Comment vous expliquez cela?
Oui, depuis quelque temps, nous connaissons une mauvaise période et nous faisons trop d’erreurs. Mais le problème est surtout mental. Nous faisons des erreurs de concentration que l’on ne doit pas faire en fin de match. Il faudra arriver à corriger cela si nous voulons bien finir la saison.

Enfin, qu’avez-vous retenu de la finale contre Genève-Servette en 2008?
En premier lieu, cela a été une belle finale. Les gens ont vu du beau hockey et surtout, l’équipe a démontré une belle force de caractère. Genève a fait une bonne performance en gagnant les deux premiers matches et nous, nous sommes revenus gagner les quatre matches suivants. C’est ce que je garde comme point positif de cette finale.

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3 HC Fribourg Gottéron 50 94
4 Kloten Flyers 50 91
5 CP Berne 50 87
6 HC Lugano 50 79
7 ZSC Lions 50 77
8 HC Bienne 50 68
9 Genève-Servette HC 50 67
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