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JJA: cette année, Ambri manque de profondeur!

01/11/2007 à 21:32:47

Bienne, Christian Kobi Article vu 2 252 fois

Pour la première fois depuis 24 ans, la saison de Ligue nationale a débuté sans Jean-Jacques Aeschlimann. Le natif de La Heutte, au-dessus de Bienne, n’en a pas pour autant quitté le monde du hockey sur glace, puisqu’il est désormais entraîneur-assistant et responsable technique à Ambri Piotta. «Jay-Jay» revient avec nous sur sa carrière et nous livre ses impressions sur le début de saison tourmenté de son nouveau club.

Photo Pascal Muller

Jean-Jacques Aeschlimann, qu’est-ce qui vous a poussé à mettre un terme à votre carrière en fin de saison dernière et à accepter le poste que vous proposait Ambri?
J’étais arrivé à un certain âge et il était temps pour moi de passer à autre chose. Ce n’est un secret pour personne, j’ai toujours eu envie de retourner au Tessin où habite ma famille. Lorsque l’offre d’Ambri est arrivée, je n’ai pas eu à réfléchir très longtemps.

Vous avez disputé 24 saisons en Ligue nationale avec Bienne (1983-1991), Lugano (1991-2005) et Lausanne (2005-2007). Quel est votre meilleur souvenir?
En ce qui concerne le championnat, mes deux titres avec Lugano (Ndlr: en 1999 et 2003) resteront comme des souvenirs inoubliables. Un titre représente l’apothéose d’une année entière de travail, c’est la récompense pour tous les efforts consentis. Au niveau de l’équipe nationale, mon meilleur souvenir aura été la participation au Jeux Olympiques de 2002 à Salt Lake City.

Vous avez terminé votre carrière avec le LHC, là où vous l’aviez commencée en 1983, au Stade de Glace de Bienne. N’avez-vous jamais pensé revenir au sein du club seelandais?
L’occasion ne s’est jamais donnée et, de mon côté, ce n’était pas spécialement un objectif de revenir à Bienne. Il est clair que de revenir là où tout a commencé m’aurait permis de boucler la boucle en quelque sorte. Cela aurait pu se faire, mais celà ne s’est pas fait. C’est comme ça, le hockey-business.

Quel est le secret de votre longévité?
Ma passion pour le jeu a été l’élément le plus important. Le fait de pouvoir être en compétition deux ou trois fois par semaine a été une grande source de motivation pour moi. J’aimais me trouver en face de l’adversaire, sentir la compétition... Bien sûr, pour arriver à jouer jusqu’à cet âge-là, j’ai fait beaucoup de sacrifices. Il faut notamment une hygiène de vie irréprochable.

Certaines rumeurs ont fait état de votre possible retour sur la glace à Ambri afin de pallier les nombreuses blessures. Qu’en est-il exactement?
Ce que j’ai dit au journaliste qui a écrit ça, c’est qu’il ne fallait jamais dire jamais. Il ne s’agit pas de dire oui ou non, il faut plutôt regarder la situation sur une échelle du temps. Et à ce niveau, les chances que je rechausse mes patins diminuent jour après jour.

En quoi consiste votre travail au sein du HC Ambri Piotta?
Mon travail principal est celui d’entraîneur-assistant. En plus de cela, on m’a fourni un cahier des charges afin de mettre au point une stratégie dans le secteur sportif à moyen et long terme. Pour effectuer ce travail, plusieurs membres du club m’aident. J’ai donc un peu le rôle de coordinateur entre toutes ces personnes.

Votre équipe connaît un début de saison pour le moins tourmenté. Qu’est-ce qui, à votre avis, ne tourne pas rond?
Notre contingent manque clairement de profondeur. Le début de saison a été conditionné par de nombreuses blessures et certains éléments qui jouent à nouveau maintenant ne sont pas forcément revenus à 100% de leur forme. De plus, des joueurs comme Benoît Pont, blessé depuis la deuxième journée, ou Luca Cereda, qui a dû mettre un terme prématurément à sa carrière, nous manquent énormément. Nos débuts ont pourtant été bons, avec des victoires contre Fribourg et Zoug. Mais cela est vite devenu difficile avec toutes ces blessures. A l’entraînement, il était par exemple très difficile de pratiquer les situations spéciales, étant donné que plusieurs joueurs clés étaient absents.

"Le départ de Domenichelli n'était qu'une rumeur"




Quelle est la place réelle d’Ambri dans ce championnat 2006/2007?
Actuellement, notre onzième place reflète bien la situation. Nous n’avons pas fixé d’objectif basé sur un rang précis au début de la saison. Notre but est de trouver et de structurer la base de l’équipe. C’est seulement après avoir stabilisé cette base que nous pourrons fixer des objectifs plus concrets. Pour l’instant, nous n’en avons pas les moyens.

Pensez-vous tout de même que la participation aux play-offs est un objectif réalisable?
Si je regarde le classement aujourd’hui, je constate que nous avons onze points de retard sur le huitième, Rapperswil, avec deux matches en moins. Il n’y a donc virtuellement que cinq points de différence à condition bien sûr que nous gagnions ces deux matches de retard. La situation n’est donc pas désespérée, mais nous ne nous concentrons pas sur çela. Notre but est de nous améliorer de match en match. Si nous y parvenons, notre situation au classement s’améliorera automatiquement.

Beaucoup de rumeurs parlent d’un possible départ de Hnat Domenichelli en cours de saison. Comment vivez-vous cette situation?
Ce n’est pas un problème, car ce ne sont que des rumeurs. A l’heure actuelle, il n’y a aucune négociation en cours avec Hnat. On est toutefois obligé de vivre avec ces rumeurs... Celà fait partie du business. De leur côté, les joueurs doivent être capables de faire abstraction de ce genre de chose et de se concentrer sur l’essentiel.

Vendredi aura lieu le traditionnel derby tessinois face à un Lugano pas au mieux non plus, comment voyez-vous cette rencontre?
C’est un derby un peu spécial vu la situation au classement des deux équipes. Comme d’habitude, les deux formations vont tout faire pour remporter les trois points. De mon côté, je suis assez optimiste avant ce match, car nous nous sommes bien comportés face à Lugano cette saison malgré notre défaite 2-1 lors du premier tour.

Comment envisagez-vous votre avenir? Est-ce que le poste d’entraîneur principal d’une équipe de Ligue nationale est un objectif pour vous?
Pour le moment, je vois plus mon avenir dans le management que comme entraîneur. Dès que le match a commencé, un entraîneur a finalement peu de pouvoir de décider du sort d’une rencontre. Comme joueur, j’aimais pouvoir influencer le cours d’un match. Je préfère donc être dans le management, histoire de marquer une rupture avec mon passé de hockeyeur.

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2 ZSC Lions 17 35
3 HC Lugano 16 33
4 EV Zoug 16 32
5 CP Berne 16 31
6 Lausanne HC 17 26
7 Genève-Servette HC 17 24
8 HC Bienne 16 20
9 Kloten Flyers 15 17
10 HC Ambri-Piotta 16 16
11 Rapperswil-Jona Lakers 17 10
12 HC Fribourg-Gottéron 15 8
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