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Julien Vauclair: «Je me vois bien terminer ma carrière à Lugano»

03/07/2008 à 21:43:46

Lugano, Christian Kobi Article vu 3 948 fois

Julien Vauclair se sent comme un poisson dans l’eau au Tessin. Déjà au bénéfice d’un contrat valable jusqu’en 2010 au sein du HC Lugano, le défenseur ajoulot a récemment rempilé pour trois nouvelles saisons. Désormais lié avec les «bianconeri» jusqu’en 2013, il espère d’ici-là pouvoir effacer un dernier exercice cauchemardesque pour son club. Son objectif pour la saison prochaine est clair: le titre national. Interview.

Photo Pascal Muller
www.mediasports.ch


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Julien Vauclair, vous venez de prolonger jusqu’en 2013 un contrat encore valable jusqu’en 2010. Quelles sont les raisons de cette prolongation précoce?
La raison principale est que je me sens vraiment bien à Lugano. Il était important de pouvoir stabiliser la situation le plus fortement possible, notamment pour ma famille qui se plait énormément ici. A côté de ça, l’aspect sportif a également joué un rôle important. Sauf accident de parcours comme ce fut le cas l’année dernière, Lugano est une équipe qui se bat chaque saison pour le titre.

Est-ce aussi à dire que certains clubs commençaient déjà à faire le pressing pour tenter de s’attacher vos services à partir de 2010?
Certains clubs avaient en effet manifesté leur intérêt. Mais tout est resté au stade des contacts, il n’y a pas eu d’offres concrètes.

En 2013, vous aurez 34 ans. Jusqu’à quel âge vous voyez-vous jouer au hockey sur glace?
Aujourd’hui je dirais le plus longtemps possible. Tout dépendra de ma forme physique, mais j’espère bien pouvoir jouer jusqu’à 36, 37 voire 38 ans. Après, il y a aussi le facteur motivation qui entre en ligne de compte et on ne peut guère savoir à l’avance comment il va évoluer.

Avec ce nouveau contrat, votre but est-il de terminer votre carrière à Lugano?
Avant l’année passée, je ne m’étais jamais vraiment posé cette question. Mais comme je l'ai dis ma famille se plaît vraiment énormément ici, ce qui compte beaucoup pour moi. Nous venons d’acquérir une maison et ma fille va bientôt commencer l’école, nous sommes donc bien établi. Je me suis rendu compte récemment que c’est à Lugano que je voulais terminer ma carrière de hockeyeur, et aussi y vivre une fois que j’aurai raccroché les patins!

Vous n’avez jamais connu d’autre club que le HC Lugano depuis que vous évoluez dans l’élite suisse. Peut-on parler d’un coup de foudre?
Absolument! Pour partir à 17 ans de l’Ajoie, il fallait que beaucoup de conditions soient réunies. Ce fut le cas avec Lugano. Le président du club est même venu nous rendre plusieurs fois visite à Courtemaîche, où nous y habitions. Sur les dix clubs de LNA de l’époque, neuf devaient être intéressés à engager les deux Vauclair, Geoffrey et moi-même. C’est du côté de Lugano que le discours et l’intérêt ont été les plus forts. Mes parents étaient également en confiance, tout était donc réuni pour partir. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il y a vraiment tout pour réussir ici, ce fut un excellent choix.

Il y a tout de même eu une coupure dans votre aventure avec les «bianconeri», entre 2001 et 2004. Avec le recul, quel bilan tirez-vous de ces trois saisons en Amérique du Nord?
J’ai beaucoup grandi sur le plan humain surtout. En Suisse, même lorsque vous habitez à l’autre bout du pays, il ne faut guère plus de 3h pour retrouver ses proches. En Amérique du Nord, je n’avais ni ami ni famille. Ce fut plus une expérience au niveau du mental que pour le hockey à proprement parler où, à part la robustesse et le physique, je n’ai pas l’impression d’avoir fait de grands progrès. J’ai fait ces sacrifices pour pouvoir un jour jouer en NHL. Malheureusement l’occasion ne s’est présentée qu’une fois.

Quels liens entretenez-vous aujourd’hui encore avec votre région d’origine, le Jura?
A la base, nous sommes une famille très unie et nous adorons nous retrouver tous ensemble. Mais, maintenant que j’ai deux enfants, il est devenu un peu plus difficile de faire les voyages régulièrement. C’est aussi ainsi que je me rends compte que ma vie change, que j’ai désormais des attaches solides au Tessin.

Pensez-vous qu’il soit encore possible que les trois frères Vauclair évoluent un jour sous le même maillot?
Durant ma carrière de hockeyeur, j’ai presque atteint tous les objectifs que je m’étais fixé: j’ai touché à la NHL, remporté deux titres nationaux, j’évolue dans un club de pointe depuis plusieurs années, etc. La seule chose qui me manque est d’un jour pouvoir patiner sous le même maillot que mes deux frères. Bien que je pense que cela sera difficilement réalisable, ce serait quelque chose de vraiment formidable. Ces retrouvailles sous le même maillot dépendent aussi en partie de la santé de Geoffrey, qui a connu pas mal de pépins ces derniers temps. De plus, il se plaît beaucoup à Fribourg où il est capitaine. Bref, je ne sais pas si cela se fera un jour, seul l’avenir nous le dira…

Vous avez été blessé au bas-ventre lors des derniers championnats du monde au Canada. Comment s’est déroulé votre rétablissement?
Il s’agissait en fait d’un hématome testiculaire, pour être tout à fait précis. La seule chose que j’ai dû faire était de me reposer. J’ai passé des examens à deux reprises, dont le dernier il y a une quinzaine de jours et tout était en ordre. Cette blessure ne me gène désormais plus.

À propos de ces championnats du monde, quel regard portez-vous sur les performances de l’équipe de Suisse?
Nous avons atteint notre objectif en disputant les quarts de finale. Bien sûr, nous sommes toujours déçus de rester bloqués au même stade de la compétition, mais pour passer plus loin il faut sortir le match parfait, ce que nous n’avons pas encore réussi à faire lors d’un quart de finale. Pourtant, nous avons montré ces dernières années que les exploits étaient possibles.

Comment voyez-vous l’avenir de cette équipe nationale?
Je suis persuadé que nous pouvons une fois atteindre le stade des demi-finales lors d’une grande compétition. Je ne dis pas que nous améliorerons forcément notre 7ème rang mondial actuel, car la hiérarchie est bien établie, mais je pense que nous sommes capables de réaliser un exploit de temps en temps et d’atteindre les demi-finales. Pourquoi pas en Suisse l’année prochaine…

Avec 31 points en 49 matches la saison dernière, vous avez connu votre meilleur exercice comptable malgré la saison plus que médiocre du HC Lugano. Un peu paradoxal…
A choisir, j’aurais préféré avoir quinze points de moins à mon compteur personnel et que le club en ait deux en plus, ce qui nous aurait permis de participer aux play-off. Plus sérieusement, si je regarde l’évolution de mon jeu, j’ai l’impression d’avoir beaucoup progressé ces deux dernières années. Les dirigeants luganais ont également fait du bon boulot la saison dernière en nous soutenant constamment malgré les résultats. D’autres auraient pu entièrement mettre la faute sur l’équipe. Ils ne l’ont pas fait. Au contraire, ils ont mis sur pied une belle équipe pour la saison prochaine.

Quelles sont à votre avis les améliorations qui ont été apportées au contingent luganais?
Lorsque que vous pouvez ajouter deux noms comme ceux de Petteri Nummelin et de Hnat Domenichelli à votre contingent, c’est que vous avez fait du très bon travail. A eux deux, ils peuvent réaliser environ 120 points par saison, ce qui fait des goals et des victoires en plus que la saison dernière. La différence se verra principalement au niveau offensif, notamment en power-play, bien que je pense que la défense sera également très solide.

Avez-vous déjà évoqué les objectifs pour la saison prochaine avec les dirigeants?
Nous n’en avons pas encore parlé, le HCL ayant pour habitude de ne dévoiler ses objectifs que lors de la conférence de presse d’avant-saison. Toutefois, il ne faut pas se cacher, avec l’équipe à disposition nous ne pouvons que viser le titre. C’est du moins, à titre personnel, mon seul et unique objectif.

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