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Julien Vauclair se sent comme un poisson dans l’eau au Tessin. Déjà au bénéfice d’un contrat valable jusqu’en 2010 au sein du HC Lugano, le défenseur ajoulot a récemment rempilé pour trois nouvelles saisons. Désormais lié avec les «bianconeri» jusqu’en 2013, il espère d’ici-là pouvoir effacer un dernier exercice cauchemardesque pour son club. Son objectif pour la saison prochaine est clair: le titre national. Interview.
Photo Pascal MullerLugano, Christian Kobi
le 03/07/2008 à 21:43:46

Est-ce aussi à dire
que certains clubs commençaient déjà à faire le pressing pour tenter de
s’attacher vos services à partir de 2010?
Certains clubs avaient en effet manifesté leur
intérêt. Mais tout est resté au stade des contacts, il n’y a pas eu d’offres
concrètes.
En 2013, vous aurez 34
ans. Jusqu’à quel âge vous voyez-vous jouer au hockey sur glace?
Aujourd’hui je dirais le plus longtemps
possible. Tout dépendra de ma forme physique, mais j’espère bien pouvoir jouer jusqu’à
36, 37 voire 38 ans. Après, il y a aussi le facteur motivation qui entre en
ligne de compte et on ne peut guère savoir à l’avance comment il va évoluer.
Avec ce nouveau contrat,
votre but est-il de terminer votre carrière à Lugano?
Avant l’année passée, je ne m’étais jamais
vraiment posé cette question. Mais comme je l'ai dis ma famille se plaît vraiment
énormément ici, ce qui compte beaucoup pour moi. Nous venons d’acquérir une
maison et ma fille va bientôt commencer l’école, nous sommes donc bien établi.
Je me suis rendu compte récemment que c’est à Lugano que je voulais terminer ma
carrière de hockeyeur, et aussi y vivre une fois que j’aurai raccroché les
patins!
Vous n’avez jamais
connu d’autre club que le HC Lugano depuis que vous évoluez dans l’élite
suisse. Peut-on parler d’un coup de foudre?
Absolument! Pour partir à 17 ans de l’Ajoie, il
fallait que beaucoup de conditions soient réunies. Ce fut le cas avec Lugano.
Le président du club est même venu nous rendre plusieurs fois visite à Courtemaîche,
où nous y habitions. Sur les dix clubs de LNA de l’époque, neuf devaient être
intéressés à engager les deux Vauclair, Geoffrey et moi-même. C’est du côté de
Lugano que le discours et l’intérêt ont été les plus forts. Mes parents étaient
également en confiance, tout était donc réuni pour partir. Aujourd’hui, je me
rends compte qu’il y a vraiment tout pour réussir ici, ce fut un excellent
choix.
Il y a tout de même eu
une coupure dans votre aventure avec les «bianconeri», entre 2001 et 2004. Avec
le recul, quel bilan tirez-vous de ces trois saisons en Amérique du Nord?
J’ai beaucoup grandi sur le plan humain surtout.
En Suisse, même lorsque vous habitez à l’autre bout du pays, il ne faut guère
plus de 3h pour retrouver ses proches. En Amérique du Nord, je n’avais ni ami
ni famille. Ce fut plus une expérience au niveau du mental que pour le hockey à
proprement parler où, à part la robustesse et le physique, je n’ai pas
l’impression d’avoir fait de grands progrès. J’ai fait ces sacrifices pour
pouvoir un jour jouer en NHL. Malheureusement l’occasion ne s’est présentée
qu’une fois.
Quels liens
entretenez-vous aujourd’hui encore avec votre région d’origine, le Jura?
A la base, nous sommes une famille très unie et
nous adorons nous retrouver tous ensemble. Mais, maintenant que j’ai deux
enfants, il est devenu un peu plus difficile de faire les voyages
régulièrement. C’est aussi ainsi que je me rends compte que ma vie change, que
j’ai désormais des attaches solides au Tessin.
Pensez-vous qu’il soit
encore possible que les trois frères Vauclair évoluent un jour sous le même
maillot?
Durant ma carrière de hockeyeur, j’ai presque
atteint tous les objectifs que je m’étais fixé: j’ai touché à
Vous avez été blessé
au bas-ventre lors des derniers championnats du monde au Canada. Comment s’est
déroulé votre rétablissement?
Il s’agissait en fait d’un hématome
testiculaire, pour être tout à fait précis. La seule chose que j’ai dû faire
était de me reposer. J’ai passé des examens à deux reprises, dont le dernier il
y a une quinzaine de jours et tout était en ordre. Cette blessure ne me gène désormais
plus.
À propos de ces
championnats du monde, quel regard portez-vous sur les performances de l’équipe
de Suisse?
Nous avons atteint notre objectif en disputant
les quarts de finale. Bien sûr, nous sommes toujours déçus de rester bloqués au
même stade de la compétition, mais pour passer plus loin il faut sortir le
match parfait, ce que nous n’avons pas encore réussi à faire lors d’un quart de
finale. Pourtant, nous avons montré ces dernières années que les exploits
étaient possibles.
Comment voyez-vous
l’avenir de cette équipe nationale?
Je suis persuadé que nous pouvons une fois
atteindre le stade des demi-finales lors d’une grande compétition. Je ne dis
pas que nous améliorerons forcément notre 7ème rang mondial actuel, car la
hiérarchie est bien établie, mais je pense que nous sommes capables de réaliser
un exploit de temps en temps et d’atteindre les demi-finales. Pourquoi pas en
Suisse l’année prochaine…
Avec 31 points en 49
matches la saison dernière, vous avez connu votre meilleur exercice comptable
malgré la saison plus que médiocre du HC Lugano. Un peu paradoxal…
A choisir, j’aurais préféré avoir quinze points
de moins à mon compteur personnel et que le club en ait deux en plus, ce qui
nous aurait permis de participer aux play-off. Plus sérieusement, si je regarde
l’évolution de mon jeu, j’ai l’impression d’avoir beaucoup progressé ces deux
dernières années. Les dirigeants luganais ont également fait du bon boulot la
saison dernière en nous soutenant constamment malgré les résultats. D’autres
auraient pu entièrement mettre la faute sur l’équipe. Ils ne l’ont pas fait. Au
contraire, ils ont mis sur pied une belle équipe pour la saison prochaine.
Quelles sont à votre
avis les améliorations qui ont été apportées au contingent luganais?
Lorsque que vous pouvez ajouter deux noms comme
ceux de Petteri Nummelin et de Hnat Domenichelli à votre contingent, c’est que
vous avez fait du très bon travail. A eux deux, ils peuvent réaliser environ
120 points par saison, ce qui fait des goals et des victoires en plus que la
saison dernière. La différence se verra principalement au niveau offensif,
notamment en power-play, bien que je pense que la défense sera également très
solide.
Avez-vous déjà évoqué
les objectifs pour la saison prochaine avec les dirigeants?
Nous n’en avons pas encore parlé, le HCL ayant
pour habitude de ne dévoiler ses objectifs que lors de la conférence de presse
d’avant-saison. Toutefois, il ne faut pas se cacher, avec l’équipe à
disposition nous ne pouvons que viser le titre. C’est du moins, à titre
personnel, mon seul et unique objectif.
| CLASSEMENT NL A | J | Pts |
| 1 | HC Fribourg-Gottéron | 50 | 99 |
| 2 | CP Berne | 50 | 92 |
| 3 | EV Zoug | 50 | 91 |
| 4 | ZSC Lions | 50 | 89 |
| 5 | HC Davos | 50 | 81 |
| 6 | HC Lugano | 50 | 80 |
| 7 | Genève-Servette HC | 50 | 80 |
| 8 | HC Bienne | 50 | 72 |
| 9 | Kloten Flyers | 50 | 69 |
| 10 | HC Ambri-Piotta | 50 | 53 |
| 11 | Rapperswil-Jona Lakers | 50 | 53 |
| 12 | SCL Tigers | 50 | 41 |