Loïc Burkhalter: «Nous devons garder la tête froide»

21/11/2008 à 13:44:42Rapperswil, Christian KobiArticle vu 4 167 fois
La nouvelle, dans l’air depuis un moment, est tombée lundi dernier: Morgan Samuelsson n’entraînera plus les Rapperswil-Jona Lakers. Limogé une année seulement après son arrivée, le Suédois a été remplacé, provisoirement du moins, par le Canadien Dave Chambers. Au milieu de toute cette agitation, Loïc Burkhalter préfère lui garder la tête froide. Prise de température avec l’attaquant neuchâtelois.

© Photo Photo Sandro Stutz - www.sast-sport.com -

Loïc Burkhalter, les Lakers connaissent un début de saison particulièrement difficile. Comment vivez-vous cette situation?

Nous jouons tous pour gagner et il n’est jamais agréable de se retrouver dernier, c’est sûr. Mais je suis depuis assez longtemps dans le milieu pour ne pas me faire trop de soucis. Nous ne sommes qu’à la mi-saison, il peut donc encore se passer beaucoup de choses. Chaque équipe va connaître des hauts et des bas de toute façon, à nous de relever la tête et de montrer que nous sommes capables de faire mieux.

 

Morgan Samuelsson a été limogé en début de semaine. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle?

Quand les résultats ne suivent pas, l’entraîneur est souvent le premier visé. C’est le hockey business, il fait savoir vivre avec. Pourtant, en fin de compte, ce sont toujours les joueurs qui sont sur la glace. Mettre notre mauvais début de saison exclusivement sur le compte de l’entraîneur serait donc complément faux.

 

Qu’est-ce qui ne fonctionne pas alors depuis le début de la saison?

Pour en arriver là où nous en sommes, il faut que des erreurs aient été commises à tous les niveaux. Il n’y a donc de loin pas que l’entraîneur. Du côté des joueurs également, nous devons nous remettre en question. C’est dur à dire, mais nous jouons vraiment mal depuis l’ouverture du championnat.

 

Quelles sont donc les erreurs qui ont été commises, tant au niveau du management que sur la glace?

Nous sommes tous dans le même bateau, il n’y a aucune raison de pointer du doigt un secteur plus que l’autre. Une équipe gagne ensemble, mais elle doit également apprendre à perdre ensemble. Il faut désormais que nous nous remettions en question pour essayer de remonter la pente. La donne est simple: il y a douze équipes qui participent au championnat et quatre qui joueront les play-out. Notre but est de ne pas nous retrouver dans ce dernier groupe.

 

D’un point de vue plus personnel, comment analysez-vous vos performances depuis le début de la saison?

Je pense que je réalise un bon début de saison, même s’il est difficile de se juger soi-même. Même si la situation de l’équipe me préoccupe plus que mes performances personnelles, je croix que je peux me montrer satisfait jusqu’à présent.

 

Début octobre, Dave Chambers était arrivé pour épauler Morgan Samuelsson. Qu’est-ce que son arrivée avait changé dans la manière de fonctionner?

Chambers s’occupait plutôt des défenseurs, mais le chef restait clairement Samuelsson. En tant qu’attaquant, je n’ai donc pas encore vraiment eu l’occasion d’appendre à le connaître. Le système, les lignes, tout ça était resté parfaitement identique.

 

Aujourd’hui, Chambers se retrouve, provisoirement du moins, seul aux commandes. Comment décririez-vous le bonhomme?

C’est quelqu’un de gentil, de calme. Il peut certes crier et élever la voix mais il y a toujours une bonne raison à cela. Je dirais qu’il est dur, mais que c’est un bon gars!

 

Le premier match avec Chambers à la barre a été ponctué d’une victoire aux tirs au but face à Lugano. Une sacrée entrée en matière…

Parler de déclic aujourd’hui serait beaucoup trop prématuré. Bien sûr, nous sommes contents d’avoir gagné et remporté les deux points, mais ça ne va pas plus loin. Nous devons continuer à travailler comme nous l’avons toujours fait et le succès sera à nouveau au rendez-vous, j’en suis persuadé.

 

Vendredi vous recevez Bienne pour une rencontre déjà capitale. Comment abordez-vous ce match?

Samedi dernier (ndlr: Rapperswil s’est incliné 4-2 au Stade de Glace de Bienne), nous devions repartir avec les trois points. Malheureusement, des décisions arbitrales plutôt étranges nous ont un peu sorti du match. Pour vendredi, il faudra jouer dur et discipliné. Nous devons nous concentrer sur notre jeu, pas sur celui de l’adversaire.

 

Un des patrons de la défense, Patrik Fischer, s’est cassé le poignet mardi face à Lugano et sera absent deux mois au minimum. Quelles répercussions son absence va-t-elle avoir?

Les blessures font partie du hockey et, on le voit cette saison encore, elles sont plutôt nombreuses. C’est dommage pour lui et nous lui souhaitons tous un bon rétablissement, mais il faut déjà regarder de l’avant. Un autre défenseur prendra sa place et la saison continuera.

 

Vous êtes arrivé à Rapperswil il y a un peu moins d’une année. Quelles sont vos impressions sur la ville et le club?

Je ne suis pas en terrain inconnu puisque j’avais déjà joué à Rapperswil entre 1999 et 2001. Je m’y sens bien, que se soit sportivement ou dans la vie de tous les jours. La ville et le lac me plaisent beaucoup.

 

À long terme, comment voyez-vous l’avenir des Lakers?

Il faut d’abord que nous nous concentrions sur la saison en cours, et surtout que nous parvenions à garder la tête froide même quand les résultats ne suivent pas. Si nous y arrivons, j’ai le sentiment que nous pourrons finir la saison sur une note positive. Pour la suite je fais entièrement confiance aux dirigeants, qui vont nous monter une belle équipe pour les saisons à venir.  

 

En ce sens, l’arrivée de Michel Riesen représente un excellent coup sur le marché des transferts…

Un joueur seul ne peut rien faire s’il n’est pas bien entouré. Michel est un des meilleurs attaquants suisses, c’est certain et je me réjouis beaucoup de sa venue, mais le plus important est de réussir à former une véritable équipe, pas d’engager seulement des noms. Pour travailler dans la continuité, il ne faut pas changer plus de deux ou trois joueurs par saison. C’est seulement de cette manière qu’il sera possible d’avoir du succès.

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