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Olivier Gigon: «Je suis en LNA pour m’y établir»

23/11/2007 à 09:34:25

Bâle, Christian Kobi Article vu 2 506 fois

Auteur d’une saison 2006/2007 remarquable avec Ajoie, Olivier Gigon a décidé de tenter sa chance à Bâle cette saison, une équipe complètement à la dérive depuis le début du championnat. Le portier jurassien nous explique les raisons qui l’ont poussé à accepter l’offre bâloise et à quitter le HCA, son club de toujours. Il évoque également son objectif, celui de s’établir durablement au sein de l’élite du hockey suisse.

Photo Laurent Daspres

Olivier Gigon, qu’est-ce qui a changé dans votre vie de tous les jours depuis votre passage en LNA cet été?
Mes déplacements sont beaucoup plus nombreux, étant donné que je suis resté vivre à Develier, dans le Jura. Ma vie est désormais plus axée sur le hockey, j’ai moins de temps pour d’autres activités. Je me suis donné une année à fond pour trouver ma place en LNA, ce qui a également eu des conséquences sur l’activité professionnelle que j’exerçais lorsque j’évoluais au HC Ajoie. Une activité que j’ai décidé de quitter afin de me consacrer pleinement au hockey sur glace.

Excepté une parenthèse d’une semaine à Genève-Servette en 2003, vous n’avez connu qu’un seul club au cours de votre carrière en Ligue nationale, le HC Ajoie. Est-ce que la décision de quitter le HCA n’a pas été trop difficile à prendre?
Non, il n’y avait même pas à réfléchir. J’avais envie de patiner au niveau supérieur et lorsque les dirigeants bâlois m’ont approché pour me proposer de jouer pour eux, je n’ai pas eu à réfléchir longtemps. Les gens doivent comprendre ma décision, il s’agit d’une opportunité unique pour moi que je ne pouvais pas laisser passer.

Quels sont les paramètres que vous avez pris en compte avant d’accepter l’offre bâloise?
Le fait que Bâle soit venu me chercher a été très important. Cela montrait que le club avait vraiment de l’intérêt pour moi, qu’il pensait que j’étais capable de m’imposer en LNA. Le deuxième aspect important dans ma décision a été géographique. Bâle est en effet le club qui évolue en LNA qui est le plus proche du Jura. Je n’ai donc pas eu besoin de déménager et les trajets ne sont pas trop longs. Finalement, le discours des dirigeants bâlois m’a beaucoup plu. Ils m’offraient la possibilité de jouer, ils ne voulaient pas juste m’engager pour que je chauffe le banc.

Pensez-vous aujourd’hui avoir fait le bon choix en signant à Bâle?
J’ai bien sûr eu un pincement au cœur en quittant le HC Ajoie, club autour duquel il règne une ambiance très particulière. Mais je suis certain d’avoir pris la bonne décision en choisissant Bâle, même si ce club ne parvient pas à susciter l’intérêt de la population bâloise. Lors de la première sortie officielle que nous avons faite cet été, trois supporters seulement s’étaient déplacés. Pour les nouveaux joueurs, comme moi, c’était un sentiment un peu étrange. Nous n’avons même pas signé un seul autographe. Les joueurs qui étaient là depuis plus longtemps nous ont expliqué qu’à Bâle, il n’y avait que le football.

Au cours des dix-neuf premiers matches du championnat, vous n’avez été titularisé qu’une seule fois. On imagine que ça n’a pas dû être facile tous les jours.
Au contraire, cette période ne m’a pas paru longue du tout. Je savais en venant ici qu’on allait me tester pour voir ce que j’avais dans le coffre. Je m’étais fixé comme objectif de jouer un ou deux matches jusqu’à Noël, et ensuite de plus en plus dans la deuxième partie du championnat. Il faut dire qu’en tant que gardien, nous bénéficions d’un très bon suivi lors des entraînements. Je n’ai donc jamais trouvé le temps long. L’entraîneur des gardiens, Frédéric Chabot, nous apprend beaucoup et surveille constamment notre évolution. De ce côté-là, j’ai trouvé des conditions que je ne connaissais pas jusqu’alors.

Le gardien titulaire Reto Schürch s’est récemment blessé, ce qui vous a permis de disputer les quatre derniers matches dans leur intégralité. Êtes-vous satisfaits de vos performances?
On ne peut jamais être content lorsque l’équipe perd. Nous sommes derniers au classement et nos adversaires nous sont actuellement supérieurs. L’équipe manque de confiance en elle. Disons que mes performances ont été à l’image de l’équipe. Mais je suis néanmoins confiant, car je n’ai pas l’impression d’avoir réalisé de grosses crevées. Maintenant, il me faut aussi du temps pour que je prenne confiance et que je m’adapte au rythme de la LNA.


Photos Pascal Muller
Justement, à quel niveau se situent les principales différences entre la LNA et la LNB pour un gardien?
La différence principale concerne le jeu autour du but, où tout va beaucoup plus vite. En LNA, un gardien n’a pas le temps de se poser de questions. Les qualités nécessaires pour s’imposer dans cette catégorie sont une bonne lecture du jeu et de la précision.

Avec huit points en vingt-quatre matches, la saison du HC Bâle a débuté sur des bases catastrophiques. Quel est désormais l’objectif du club pour le reste de la saison?
Nous ne devons pas regarder trop loin. Il faut que nous prenions match par match, et les résultats finiront bien par tomber. Nous n’avons pas le droit de nous laisser aller, car nous n’en sommes même pas à la moitié du championnat. Je suis convaincu que nous avons le potentiel pour faire mieux que ce que nous produisons actuellement.

Votre avenir, vous le voyez où?
Il est un peu tôt pour en parler. Mais je me sens bien à Bâle, les gens croient en moi et c’est important. Avec le départ d’Ueli Schwarz, il faut maintenant laisser du temps à Beat Kaufmann pour trouver ses marques et fixer ses priorités. Nous mènerons ensuite des discussions pour évoquer le futur. Je pense que j’y verrai plus clair d’ici Noël.

Mais votre objectif est bel et bien de vous faire une place en LNA?
Bien sûr. Je ne suis pas venu à Bâle pour jouer une seule saison en LNA et ensuite reprendre la direction de LNB en me disant «c’est bon je l’ai fait, j’ai joué une saison en LNA». Mon objectif est de réaliser de bons matches cette saison et de progresser. Ensuite, il faudra voir où mèneront les discussions que j’aurai avec les dirigeants bâlois. Si je fais une ou deux bonnes saisons, qui sait, peut-être que des équipes qui jouent un peu plus le haut du classement s’intéresseront à moi.

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