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Raeto Raffainer: «L'équipe de Suisse a fait un pas en avant»

24/05/2017 à 19:23:40Ittigen, Vincent CriblezArticle vu 3 998 fois
Quelques jours après la fin des Mondiaux de Paris et Cologne, qui ont consacrés dimanche soir la Suède, Planète Hockey vous propose l’interview du directeur des équipes nationales de Swiss Ice Hockey. A 35 ans, l’ancien joueur de Zurich, Berne et Ambri dresse un bilan positif de l’épopée parisienne de l’équipe de Suisse.
© Photo Hervé Chavaillaz -

Raeto Raffainer, vous voici de retour au pays après la défaite de l’équipe de Suisse en quarts de finale face à la Suède. Comment avez-vous vécu ces Mondiaux personnellement ?
Je suis encore et toujours déçu par le fait d’avoir été éliminé alors que nous étions proches de la Suède dans le jeu. Il me faudra encore quelques jours pour digérer, mais il restera que ces Mondiaux seront au final un très bon souvenir. Nous avons fait le nécessaire pour bien les préparer au niveau organisationnel et tout s’est bien déroulé. Je garde aussi un souvenir mémorable du soutien que nous avons reçu de nos supporters : durant les rencontres contre la France et la Canada notamment, nous avons quasiment disputé des matches à domicile tant nos fans étaient nombreux et bruyants.

Vous êtes directeur des équipes nationales depuis maintenant deux ans. Quel fut votre rôle exact à Paris ?
Il y avait énormément de choses à faire... Du coup il y a eu pas mal de journées durant lesquelles mon team et moi-même avons travaillé une quinzaine d’heures par jour. Cela commence par les séances avec la Fédération internationale, durant lesquelles nous devons nous mettre d’accord sur les couleurs, quel banc nous occuperons, etc. Ensuite, je dois veiller à ce que nos entraîneurs et les joueurs aient tout ce dont ils ont besoin à leur disposition. Par exemple, à Paris, nous avons dû organiser une climatisation et un chauffage. Ce sont des détails, mais ils prennent vite du temps. Enfin, je m’occupais également de recevoir les sponsors de l’équipe nationale. J’ai également eu la chance de partager un moment avec M. Guy Parmelin et l’ambassadeur suisse à Paris. Bref, je ne me suis pas ennuyé (rires).

Des Mondiaux, cela se prépare déjà quelques mois en amont du début des festivités ?
Oui, bien sûr. En novembre, nous étions déjà à Paris pour choisir l’hotel, mesurer la taille des vestiaires et commencer l’organisation du tournoi. C’est un travail conséquent. Pour les Jeux olympiques de Pyeongchang, qui se dérouleront en février 2018, le processus sera le même puisque nous irons en Corée cet automne déjà. Nous nous déplacerons également au Danemark durant cette période, puisque les prochains Mondiaux s’y dérouleront.

Parlons de l’aspect sportif maintenant. Avec une défaite en quarts de finale et une septième place obtenue par votre équipe sur le plan mondial, le bilan peut-il être qualifié de positif ?
Oui et ce même si, comme je l’ai déjà dit, la défaite en quarts de finale me reste en travers de la gorge. Mais nous avons atteint les objectifs et ça, c’est positif. D’une manière globale, et notamment à 5 contre 5, je trouve que l’équipe a franchi un grand pas en avant et c’est de bonne augure. Elle a également, d’une manière globale, donné une excellent image vis-à-vis de l’extérieur.

Le fait de perdre contre le futur champion du monde allège-t-il quelque peu la déception ?
Pas forcément. Quand je vois que la Finlande, en demi-finales, n’a eu aucune chance contre la Suède, cela laisse quand même quelques regrets. Hormis le premier quart d’heure durant lequel nous avons été dominés, l’équipe a fait jeu égal avec la Suède. Je pense notamment aux quatre minutes en supériorité numérique dont nous avons bénéficié alors que le score était de 1-1. Si nous avions concrétisé l’une de nos nombreuses occasions à ce moment-là, tout aurait peut-être été différent.

Un peu plus tard dans cette rencontre, un but visiblement valable a été refusé à l’équipe nationale. En tant que directeur de l’équipe, avez-vous fait part de votre désarroi à la Fédération ?
Il y a eu des discussions, bien entendu. J’ai notamment parlé avec le superviseur des arbitres. Mais bon, cela ne sert pas à grand-chose de se plaindre. D’ailleurs, et cela montre le caractère positif de notre équipe, aucun joueur n’a parlé de cet incident après la rencontre. D’une manière générale, je pense qu’il faut plutôt se poser la question sur les aides que nous mettons en place pour les arbitres. Sur le coup, le quatuor n’avait aucune aide externe pour valider le but. Du coup, c’est difficile de leur en vouloir. Mais ce serait bien qu'à l’avenir, ce genre de situation ne se reproduise plus.

Parlons un peu de la saison prochaine à présent. La Deutschland Cup ayant été rayée de la préparation, quelle sera la suite pour l’équipe nationale ?
Hormis le kick-off, qui se déroulera les 4 et 5 août, nous nous retrouverons pour la première fois véritablement en novembre pour le Swiss Ice Hockey Challenge à la Tissot Arena de Bienne. Ensuite, nous participerons à la Coupe Spengler en fin d’année. Le vol pour Pyeongchang est prévu le 6 février, avec une à deux rencontres de préparation à jouer sur place avant le début des Jeux.

L’objectif sera-t-il d’avoir tous les meilleurs joueurs possibles à disposition pour les Jeux olympiques de 2018 ?
Oui, mais cela dépendra évidemment de la décision de la NHL quant à la libération des joueurs ou non. De notre côté, nous allons prendre les meilleurs joueurs pour les tournois préparatifs, en étant attentifs à leur situation et leur temps de glace en club. Si un joueur joue plus de 25 minutes par matches dans son club, il ne sera pas forcément convoqué pour les deux tournois. Il faudra bien gérer ceci, mais le but est d’avoir une équipe au sommet de sa forme en février en Corée du Sud, que les joueurs d’Amérique du Nord soient présents ou non.

Si l’on y ajoute une septantaine de matches de championnat, la Champions Hockey League, la Coupe de Suisse, la Coupe Spengler et les Mondiaux au Danemark, la saison prochaine s’annonce corsée pour les internationaux…
Mais c’est très bien ! Demandez aux joueurs s'ils préfèrent s’entraîner ou jouer des matches, tous vous répondront qu’ils préfèrent jouer. Si j’étais à leur place, je me réjouirais énormément de tous ces événements.

 


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