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Il est des joueurs qui marquent de leur empreinte l’histoire d’un sport par leur longévité et la richesse de leur palmarès. Régis Fuchs fait incontestablement partie de ceux-là. L’ailier du HC La Chaux-de-Fonds, qui vient de retrouver le chemin des filets après quinze matches de disette, a récemment écrit une nouvelle page de sa belle histoire en devenant le quatrième joueur à franchir le cap des 1000 matches en Ligue nationale. Confidences.
Photo Stéphane Mure
La Chaux-de-Fonds, Christian Kobi
le 20/02/2009 à 10:46:39
Régis Fuchs, le HCC avait l’occasion de conclure son quart de finale
mardi à Langenthal. Que s’est-il passé?
La situation est assez simple: nous avons connu un départ absolument catastrophique et nous n’avons ensuite pas été capables de réagir. Remonter un déficit de quatre buts en saison régulière est déjà particulièrement difficile, le faire en play-off relève quasiment de l’impossible. Lors des trois premiers matches, nous avions pourtant bien réussi à gêner Langenthal, mais cela n’a pas été le cas lors du quatrième match. Il faut maintenant oublier cet épisode et penser à vendredi.
Votre entraîneur Gary Sheehan évoquait mercredi dans la presse un
manque de combativité de l’équipe sur le match de mardi. Etes-vous d’accord
avec cette analyse?
La majorité des défaites provient d’un manque de combativité de l’équipe, on est donc dans le juste. Nous n’avons pas joué sur notre vraie valeur lors de cette rencontre.
Peut-on dire que vous êtes l’espace d’un match retombés dans les
travers du cinquième tour?
Absolument pas! Le cinquième tour était une période de la saison, désormais nous sommes en play-off et il s’agit d’une période différente. Nous avons prouvé lors des trois premiers matches que nous avions retrouvé un niveau de jeu plus qu’acceptable. Cette défaite à Langenthal ne doit pas tout remettre en question.
Le tableau n’est bien sûr pas tout noir, loin de là, puisqu’il ne vous
manque plus qu’un succès pour accéder aux demi-finales. Quelle sera la recette
pour gagner ce dernier match?
La même que lors des trois premiers duels, à savoir de la discipline et beaucoup de travail. Nous devons suivre les consignes de l’entraîneur à la lettre et éviter de nous égarer comme nous l’avons fait mardi au Schoren. L’état d’esprit dans le vestiaire est bon, nous abordons la rencontre de vendredi dans les meilleures conditions possibles.
Défensivement, vous avez parfaitement maîtrisé votre adversaire durant
les trois premiers matches en n’accordant un seul but. Aviez-vous beaucoup
travaillé cet aspect-là avant le début des séries?
Les quelques jours qui ont séparés la fin du championnat régulier du début des play-off nous ont bien sûr permis de travailler sur les points forts et les points faibles de notre adversaire. Notre tactique est la bonne lorsque nous l’appliquons. Les résultats sont là pour le prouver.
Après quatre matches, quelle impression vous donne cette équipe de
Langenthal?
C’est une bonne équipe, qui possède un sacré caractère. Nous devons désormais faire attention à ce qu’elle ne prenne pas confiance en elle dans cette série. Le meilleur moyen pour y parvenir est de classer l’affaire dès le prochain match.
Parlons un peu de vous à présent. Vendredi dernier, vous avez fêté un
événement exceptionnel avec votre 1000ème match en Ligue nationale. Que représente
ce cap pour vous?
C’est un pallier que je ne m’étais jamais imaginé pouvoir franchir. Je suis
très fier d’y être parvenu et de rejoindre des joueurs de la trempe de
Jean-Jacques Aeschlimann, Gil Montandon ou encore Martin Rauch. Cela démontre
une certaine continuité dans ma carrière.
Le club des joueurs qui ont dépassé les 1000 matches est extrêmement
fermé (ndlr: Martin Rauch, Jean-Jacques Aeschlimann et Gil Montandon).
Avez-vous eu l’occasion de parler avec eux de ce cap ces derniers temps?
Malheureusement pas, mais j’ai reçu un sms de félicitations de Jean-Jacques et de Gil. Je suis en tout cas très fier de faire partie de ce groupe des millénaires, si on peut l’appeler ainsi (rires).
L’hommage que vous a rendu le club dimanche dernier vous a-t-il ému?
Enormément. J’imaginais qu’un petit quelque chose allait être organisé, mais je ne m’attendais pas à voir mon premier entraîneur, Stewart Cruikshank. C’était un moment très émouvant, tout comme l’accueil que m’a réservé le public.
A cette occasion,
vous avez également retrouvé le chemin des filets après quinze matches de
disette et inscrit le 400ème assists de votre carrière. Difficile d’imaginer
une meilleure semaine non?
C’était évidemment une très bonne et belle semaine, remplie d’émotions. Mais cela fait partie d’un chemin qui reste encore à écrire. Si nous perdons les trois prochains matches, tout cela ne sera qu’anecdotique.
A quoi pense un
attaquant lorsqu’il ne parvient pas à mettre le puck au fond durant une si
longue période?
On se pose quelques questions en plus, c’est évident. Personnellement, lorsque je sens que les choses ne tournent pas rond de mon côté, j’essaie de travailler deux fois plus pour l’équipe. Je donne également plus facilement le puck à un coéquipier, qui lui aura peut-être moins de peine à marquer. De toute manière, il n’y a qu’une seule solution pour retrouver la confiance: le travail.
Dans l’ensemble, êtes-vous satisfait de vos performances cet hiver?
Je pense que je ne m’en sors pas trop mal, mais ce serait plutôt à mon entraîneur ou aux dirigeants de répondre à cette question. Même à bientôt 39 ans, il est de toute façon toujours possible de faire mieux. J’espère encore pouvoir apporter le plus possible à l’équipe durant ces play-off et la saison prochaine.
Après une dernière saison difficile avec Bâle qui s’était achevée par
une relégation, on imagine que vous devez encore plus savourer chaque victoire…
C’est sûr! Je ne souhaite à
personne de vivre la situation que nous avons vécue avec Bâle l’année dernière.
Lorsque vous jouez 70 matches et que vous n’en gagnez que le dix pour cent, le
moral en prend un sacré coup. Mais je savais qu’en venant à
Justement, durant votre carrière vous avez plus souvent gagné que
perdu. Quels sont jusqu’à présent vos meilleurs souvenirs?

Photo Stéphane Mure
Vous aviez quitté
Les choses n’ont finalement pas
beaucoup changé. Et comme ma belle famille habite à
Cette fin de saison, vous la voyez comment?
Je me suis toujours abstenu de faire un quelconque pronostic en play-off. Il n’y a qu’à voir le début de série de Lausanne ou notre quatrième match pour se rendre compte que rien n’est écrit en play-off. C’est un moment particulier dans la saison, où les émotions prennent très souvent le dessus. Le seul objectif actuellement est de remporter cette série contre Langenthal, ensuite nous tournerons la page pour en écrire une nouvelle.
| CLASSEMENT NL B | J | Pts |
| 1 | Lausanne HC | 44 | 99 |
| 2 | SC Langenthal | 44 | 87 |
| 3 | HC La Chaux-de-Fonds | 44 | 80 |
| 4 | HC Viège | 44 | 73 |
| 5 | GCK Lions | 44 | 63 |
| 6 | HC Olten | 44 | 60 |
| 7 | HC Bâle | 44 | 60 |
| 8 | HC Ajoie | 44 | 56 |
| 9 | HC Thurgovie | 44 | 43 |
| 10 | HC Sierre | 44 | 39 |