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Robin Leblanc: «Nous devons rapidement trouver des solutions»

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Planète Hockey a recueilli les confidences du Canadien à licence suisse Robin Leblanc, ailier de Fribourg Gottéron. En pleine tourmente avec son nouveau club, l’ancien Davosien de 26 ans se veut pourtant résolument positif et croit aux chances de son club de remonter rapidement au classement. Confidences.

Photo Mathias Fructuoso

Fribourg, Vincent Criblez
le 15/10/2009 à 17:08:36

Robin Leblanc, après un week end à six points et un sourire en partie retrouvé, voilà que Fribourg semble être retombé dans ses vieux démons mardi à Zoug. Que s’est-il donc passé au Herti?
Une fois de plus, nous avons manqué de chance. A 0-0, nous nous sommes retrouvés en double supériorité numérique pendant une minute et demi sans parvenir à marquer. Je suis persuadé que si l’on marquait à ce moment-là nous aurions pu espérer ramener des points de Zoug car l’équipe n’a pas fait un mauvais match, loin de là.

Certes, mais au final c’est une défaite (4-0) de plus à votre compteur. La 11ème en 14 rencontres…
A nouveau, l’équipe s’est liquéfiée complètement dès que notre adversaire a pris l’avantage à la marque. Je n’arrive pas à trouver d’explications par rapport à ce phénomène. Mais il est clair qu’il nous faudra trouver une solution très rapidement.

Justement, pour trouver ce genre de solutions, ne manque-t-il pas, dans le vestiaire, des leaders comme on pu l’être des joueurs comme Montandon ou Vauclair les saisons passées?
Non, je pense qu’il y a assez de leaders et de caractère dans notre équipe. La saison passée, Fribourg a également traversé des longues périodes de doutes avant de finir la saison en trombe. De toute manière, chacun se doit d’être son propre leader. Là n’est pas le problème je pense.

Alors, ou se situe-t-il selon vous?
Je pense que l’absence de joueurs tels que Sprunger, Bykov ou Jeannin est quand même très lourde à porter. Ce sont des gars capables de gagner une rencontre à eux seuls. Mais il ne faut pas se réfugier exclusivement derrière les blessures, même si nous avons vraiment une grosse poisse en ce début de saison. Aux joueurs valides de faire sortir le club de cette situation, et ce rapidement. Car là, ça commence à faire un retard important par rapport à la barre, même si l’on a joué qu’un quart du championnat…

Fribourg Gottéron a-t-il les moyens de se redresser et d’atteindre les play-off au soir du 6 mars 2010?
Bien sûr, le groupe a trop de qualités pour que l’on n’y arrive pas. En tout cas, chacun de nous y croit dur comme fer, sinon nous resterions tous à la maison. Mais il est clair par contre qu’il n’y a plus de temps à perdre, car les autres équipes ne vont pas nous attendre en route…

L’ambiance dans le vestiaire se ressent-elle de ces résultats?
Il est tout à fait normal que l’on soit atteint moralement et pas forcément toujours de bonne humeur quand on perd autant de parties à la suite. Mais j’ai confiance en ce groupe, le vestiaire reste sain. Déçu, mais sain.

Dans votre cas, une telle situation doit être nouvelle, vous qui jouiez les premières places pendant trois saisons avec Davos…
C’est sûr que je n’étais plus habitué de me retrouver en dessous de la barre. Mais je vois la chose positivement, j’en ressortirai plus fort, tout comme l’ensemble

Photo Philippe Rayroud
de l’équipe d’ailleurs.

Vraiment aucun regret d’avoir quitté un club vous garantissant de jouer le titre chaque hiver?
Non, vraiment pas. J’ai passé trois belles années à Davos, j’ai eu la chance d’être deux fois champion de Suisse, de gagner la Coupe Spengler. Ce n’est pas rien quand même. Et je ressentais que j’avais besoin d’un nouveau challenge et de voir de nouveaux horizons après ces trois saisons.

D’autant plus qu’Arno Del Curto ne vous faisait plus trop jouer lors de votre dernier hiver dans les Grisons.

En fait, Arno aurait bien aimé que je reste à Davos. Et le fait qu’il ait rapidement su que je voulais partir n’a pas aidé à augmenter mon temps de jeu, il est vrai… Mais je n’en veux à personne là-bas, je ne garde que d’excellents souvenirs des Grisons.

Vous êtes né en Suisse, mais n’êtes revenu dans notre pays qu’à l’âge de 22 ans, dans le cadre d’un transfert au HC Ajoie. Aujourd'hui, voyez-vous votre avenir plutôt en Suisse ou plutôt en Amérique du Nord?
Je vois très clairement mon avenir en Suisse. Cela fait maintenant déjà quatre ans que je joue ici et je m’y plais énormément. La NLA est vraiment d’un excellent niveau. Je me suis engagé pour deux saisons à Fribourg, et ensuite on verra bien. Mais il est clair que je me vois bien disputer toute ma carrière en Suisse. D’ailleurs, je devrais recevoir mon passeport rouge à croix blanche d’ici à deux ans.

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CLASSEMENT NL A J Pts
1 EV Zoug 50 98
2 HC Davos 50 98
3 HC Fribourg Gottéron 50 94
4 Kloten Flyers 50 91
5 CP Berne 50 87
6 HC Lugano 50 79
7 ZSC Lions 50 77
8 HC Bienne 50 68
9 Genève-Servette HC 50 67
10 SCL Tigers 50 52
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