Bernhard Reymond: «Un jour, j’ai décidé de prendre mon plaisir dans le hockey de copains»

08/12/2014 à 00:28:12La Chaux-de-Fonds, Kevin VaucherArticle vu 6 332 fois
Le 10 novembre 1979, c’est la date de naissance exacte de Bernhard Reymond. Cet hockeyeur loclois de 35 ans fait partie des derniers représentants encore en activité de ce qu’il appelle aujourd’hui la vieille école. Loin de le déranger, il en est fier et s’en amuse. «Pratiquement tous les juniors avec lesquels j’ai évolué ont pris leur retraite à ce jour. Seuls certains papys font encore de la résistance», rigole-t-il.
© Photo Photo Kevin Vaucher - L'amour de La Chaux-de-Fonds

Marié et père de deux enfants, Bernhard Reymond a entamé sa septième saison consécutive avec le HC Star Chaux-de-Fonds, qui joue les premiers rôles dans le groupe 5 de deuxième ligue. Un club qui a aussi la caractéristique d’occuper le vestiaire voisin de celui du HC La Chaux-de-Fonds. En effet, c’est aux Mélèzes que les Stelliens disputent l’ensemble de leurs matches à domicile. Une cohabitation entre deux univers différents que ce compétiteur dans l’âme a accepté d’évoquer pour Planète Hockey.

Il s’est aussi exprimé sur une possible promotion de son club, sur son parcours atypique où le hockey rime davantage avec plaisir qu’avec travail ainsi que sur la récente arrivée de plusieurs anciens joueurs du HCC au sein de l’effectif de Star Chaux-de-Fonds. En bon clubistes qu'ils sont, Steve Pochon, Julien Turler et Alexis Vacheron continuent de défendre les couleurs de leur ville à un niveau amateur tout en distillant de précieux conseils aux jeunes de la région neuchâteloise.

C’est d’ailleurs grâce à Steve Pochon que «Berni» a chaussé les patins pour la première fois à l’âge de huit ans. «Il habitait à côté de chez moi et m’a proposé de l’accompagner à la patinoire pour essayer le hockey. Sur ce coup-là, il a eu une sacrée bonne idée le Pitch», se souvient-il avec amusement. Il faut dire que rien ne le prédisposait à devenir un jour hockeyeur, lui qui est issu d’une famille où le ski a toujours bénéficié des faveurs de la cote. Après des juniors qu’il passe au Locle, toujours avec une catégorie d’avance sur les jeunes de son année, puis à la Chaux-de-Fonds, ce diplômé en informatique et en commerce s’engage en 1999 avec Star Chaux-de-Fonds.

En 2000, il commence un petit tour de Suisse des différentes patinoires de première ligue qui le mène à Marly, Lenzerheide, Tramelan avant de retrouver le vestiaire de l’équipe stellienne en 2008. «J’ai vécu ma plus belle saison à Marly. L’équipe était composée de seulement dix joueurs et deux gardiens mais l’ambiance était sensationnelle, une aventure mémorable». Interview découverte, entre humour et anecdotes.

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Bernhard Reymond, que retenez-vous de vos premières années dans le hockey sur glace?
Il y a du bon et du beaucoup moins bon, comme dans tout ce que l’on entreprend au cours de notre vie. Si je ne devais garder qu’un seul souvenir ce serait la promotion en Juniors Elite B lors de la saison 1998/1999. En atteignant le niveau élite, on a clairement ressenti que l’on avait grimpé d’un échelon. Plus d’entraînements, plus de matches, un bus pour se déplacer, des repas après chaque rencontre... Bref, on a pris conscience que l’on se rapprochait du haut niveau. C’était particulièrement appréciable, comme une sorte de récompense pour les efforts consentis jusque-là. A contrario, lorsque j’évoluais au sein des juniors du Locle, il y avait beaucoup de jalousie du fait que j’avais plusieurs années d’avance sur les autres jeunes de mon âge. Certaines critiques m’ont blessé.

Un talent précoce qui vous a ouvert les portes des sélections cantonales?
Oui et j’en ai été le premier étonné. Il faut dire qu’à l’époque la sélection cantonale ne venait pas jusqu’au Locle pour convoquer l’un de ses joueurs. J’ai eu la chance d’attirer son attention et de former une paire défensive avec Julien Vauclair. C’est aussi l’une des dernières fois que j’ai évolué au poste de défenseur puisqu’en arrivant dans le mouvement juniors du HCC, on m’a rapidement fait passer en attaque. Mon entraîneur trouvait que ma vitesse n’était pas assez exploitée, d’où ce changement.  

Comment qualifieriez-vous votre style de jeu justement?  
J’ai toujours été un peu maladroit devant le but (rires). J’apprécie les joueurs qui n’ont pas peur de se faire mal pour récupérer des pucks dans les bandes, ceux qui créent le jeu en effectuant le sale boulot et qui vont finalement offrir le but à leurs coéquipiers en effectuant la passe parfaite en zone offensive. Je pense faire partie de ces travailleurs de l’ombre. Comme je possédais une bonne vitesse de patinage, que je n’ai plus à mon âge (rires), ce rôle me convenait parfaitement. 

Rôle dans lequel vous vous êtes montré d’une belle efficacité. Pensiez-vous avoir les qualités requises pour jouer en ligue nationale?
La ligue nationale n’a jamais été mon but ultime et j’en ai jamais fait une fixation. En revanche, j’aurais apprécié y jouer juste pour voir si j’en avais les moyens. Je pense que j’aurais pu m’y imposer mais pour cela il faut beaucoup de sérieux dans le travail et être prêt à de nombreux sacrifices. Mais il faut aussi être au bon endroit au bon moment et je n’ai pas eu envie de jouer mon avenir sur une loterie. J’ai failli faire le pas lorsque le HC Ajoie avait manifesté un début d’intérêt, mais comme ils ne m’offraient aucune garantie, j’ai préféré refuser. Avec le recul, j’ai pris la bonne décision car je me suis éclaté en première ligue.

Une catégorie de jeu qui convenait davantage à vos obligations professionnelles?
Oui, car à mon époque la première ligue était encore un championnat amateur pour des joueurs amateurs. Maintenant, c’est devenu un championnat semi-professionnel sans que le statut des joueurs évolue. Le calendrier est beaucoup trop chargé. Je travaille dans l’entreprise Faude et Huguenin AG qui fabrique des médailles pour le sport, je peux vous assurer que je ne parviendrais pas à assumer convenablement mon job avec tant d’obligations sportives. C’est l’une des raisons qui m’ont poussé à choisir la deuxième ligue, davantage compatible avec une vie professionnelle et une vie de famille.

«Se dépenser et faire monter la pompe à 180 avant de boire quelques mousses avec les copains, quoi de plus rassembleur dans la vie d’une équipe?»

Comment imaginez-vous la suite de votre carrière 
J’espère pouvoir jouer encore de nombreuses années avec Star Chaux-de-Fonds. J’ai la chance d’habiter à cinq minutes de la patinoire des Mélèzes, je me vois mal changer de club et faire de longs trajets pour me rendre aux entrainements. Quand je vois tous ces jeunes qui n’hésitent pas à tout sacrifier et à tout accepter car on leur fait miroiter l’espoir d’avoir du temps de jeu en NLB, j’ai parfois du mal à comprendre. Surtout que les clubs ne font plus confiance à leurs juniors. Il y a quelques années je me rappelle que chaque équipe alignait au moins une ligne de jeunes et lui offrait véritablement une place dans son effectif. Ce n’est malheureusement plus le cas.

Et vous, quelles ont été les personnes qui vous ont aidé ou marqué durant votre parcours?  
Per Meier, mon entraineur en Juniors Elite B au HCC, m’a apporté énormément de confiance. Feu Michel Turler, qui m’a dirigé lorsque j’étais à Marly, était très respecté par ses joueurs. C’est une fierté d’avoir pu le côtoyer. J’ai aussi tissé une belle relation avec mon entraineur actuel, Fabrice Dessarzin. Je tiens aussi à mentionner cinq joueurs qui m’ont particulièrement impressionné. Fabien Vallélian, mon capitaine à Marly avait un charisme incroyable, tout le monde l’écoutait et appliquait ses choix à la lettre. Gilles Dubois était un magnifique exemple tant sur la glace qu’en dehors. Steve Aebersold avait toujours le geste juste et une façon de jouer très esthétique. Jonas Muller était toujours très calme avant le quatrième tiers-temps (rires). Finalement, David Vaucher possédait une folie créatrice hors du commun. Sa capacité à inventer sans cesse un nouveau geste décisif m’a bluffé.

Après des expériences dans le canton de Fribourg puis des Grisons, vous décidez de rejoindre le Jura et le HC Tramelan, pourquoi ce choix?
Après une saison passée à Lenzerheide, je désirais vivre quelque chose de nouveau. Or, Tramelan cherchait un bon attaquant pour  renforcer son offensive et comme je connaissais passablement de joueurs là-bas, ils ont servi d’intermédiaires. J’ai rapidement trouvé un terrain d’entente avec le club et j’y ai passé cinq années enrichissantes et passionnantes. Les spectateurs et les médias s’intéressaient encore à la première ligue, c’était très motivant de sentir cet engouement autour de nous. Dommage que le soufflé soit retombé et que ce niveau ne suscite plus autant d’enthousiasme.


© Photo Photo Joan Bédat
...et l'amour du maillot

Malgré un temps de jeu élevé et de bonnes statistiques personnelles, vous décidez au cours de la saison 2008/2009 de quitter Tramelan pour rejoindre Star Chaux-de-Fonds en deuxième ligue. Quelles ont été vos motivations?
J’ai demandé à Tramelan de déposer ma licence B à Star Chaux-de-Fonds, car j’en ai eu marre de la première ligue. Les joueurs devaient faire face à toujours plus d’obligations et le hockey commençait à occuper tout mon temps libre. J’ai peu à peu perdu le facteur plaisir et j’ai simplement voulu le retrouver en reculant d’une marche. Quand je vois ce qu’est devenue la première ligue aujourd’hui, je me dis que j’ai fait le bon choix. J’ai retrouvé beaucoup de copains comme Steve Aebersold ou Johann Scheidegger et ça m’a vraiment fait un bien fou. J’adore l’ambiance de ce « hockey de copains » et j’ai retrouvé le plaisir d’enfiler mon équipement.    

N’avez-vous réellement jamais regretté ce choix?
Bon allez, lorsque Saint-Imier a été promu en 2012, l’idée m’avait peut-être traversé l’esprit (rires). Mais la raison a vite repris le dessus. A mon âge, cela aurait été un véritable marathon de suivre le rythme de la première ligue où il n’y a pratiquement pas de périodes durant lesquelles tu peux récupérer un peu. D’ailleurs, il y a de moins en moins d’anciens joueurs de ligue nationale qui s’engagent à ce niveau et c’est bien normal. Ils ont compris que la charge de travail demandée était énorme. A l’instar de Steve Pochon, Julien Turler ou Alexis Vacheron, ceux-ci préfèrent le calendrier plus léger de la deuxième ligue. C’est aussi le cas de certains jeunes. Tibor Salus et Fabien Schneider ont quitté Franches-Montagnes (1ère ligue) et nous ont rejoints cette saison pour pouvoir suivre une formation en parallèle.

Star Chaux-de-Fonds a la chance de pouvoir bénéficier de la patinoire des Mélèzes pour s’entraîner et y disputer ses rencontres. Comment la cohabitation avec le HCC se passe-t-elle?
Tout se passe très bien entre les deux clubs même si c’est un gros casse-tête au niveau de l’occupation de la patinoire. Selon moi, il n’y a pas assez de temps de glace pour pouvoir satisfaire tout le monde. Entre le HCC qui a la priorité, les juniors élites, Star Chaux-de-Fonds, le mouvement juniors du HCC et le club des patineurs, c’est compliqué de s’y retrouver. Il faut parfois jouer des coudes pour faire respecter le temps de glace auquel notre équipe a droit. Par contre, la cohabitation avec le HCC est saine et optimale. On a la chance que Steve Pochon, qui est comme notre porte-parole et Régis Fuchs, le directeur technique du HCC s’entendent très bien. Chacun y met du sien et le dialogue est constructif.  

Quel rôle Star Chaux-de-Fonds occupe-t-il dans le paysage hockeyistique de la région neuchâteloise?
Notre club accueille un nombre élevé de joueurs chaux-de-fonniers, loclois ou neuchâtelois et l’envie de gagner en défendant les couleurs de notre région y est forte. Cependant, les portes du vestiaire sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent s’investir et s’épanouir au sein d’une bonne bande de copains. Attention, cela ne veut pas dire qu’on y vient en vacance, au contraire. On cherche toujours à jouer le haut du tableau et à s’améliorer. D’ailleurs Julien Turler m’a récemment avoué qu’il adorait l’esprit de Star, car l’ambiance est détendue avant et après chaque rencontre. Mais lorsque le coup d’envoi est donné, tout le monde se donne à 100% pour décrocher la victoire. C’est important de garder cet esprit de compétition.  

Vous êtes-vous fixé un objectif précis à atteindre pour cette saison? 
Oui, l’objectif est de faire mieux que la saison dernière. Comme nous avions perdu la finale du groupe 5, le but est donc de la gagner cette fois-ci. On peut compter sur un président très investi en coulisse pour nous aider à le réaliser.

Ces objectifs élevés ne sont-ils pas en contradiction avec le hockey de copains que vous prônez et avec l’envie affichée de certains « anciens » d’évoluer en deuxième ligue et pas plus haut ? Une promotion serait-elle assumée par exemple?
Peu importe le niveau, l’objectif d’un joueur doit toujours rester la victoire. Se dépenser, aller toujours plus haut et faire monter la pompe à 180 avant de boire quelques bières avec les potes, c’est quand même la plus belle motivation que l’on peut avoir, non? Montrer aux jeunes que malgré notre trentaine bien entamée, on en a encore dans le ventre et qu’on n’est pas rouillé. C’est une superbe motivation supplémentaire. Même si le club devrait revoir beaucoup de choses et que la plupart des «anciens» quitteraient le navire, je suis persuadé qu’une promotion serait pleinement assumée.

Quitteriez-vous le navire vous aussi? 
En tout cas, si je dois rejouer en première ligue ce sera uniquement avec Star Chaux-de-Fonds. Personnellement et même si ça peut paraître contradictoire avec ce que j’ai dit précédemment, je pense que je continuerais l’aventure. Mais la décision finale devrait être prise avec l’accord de ma famille et sans trop m’avancer, je pense que leur enthousiasme est plus mesuré que le mien (rires). Pour les jeunes de la région et notamment les juniors du HCC, avoir une équipe de première ligue à la Chaux-de-Fonds serait idéal. J’irais même plus loin, cela me semble indispensable. Nous avons accueilli énormément de jeunes talentueux ces dernières années; Nicolas Chevalley et Dany Ott par exemple (rires). Non plus sérieusement, Thibault Geiser, Dylan et Quentin Pecaut,Tim Vuilleumier, Florent Teuscher et bien d’autres. Ils mériteraient d’évoluer un étage plus haut.

Quels rôles les anciens joueurs de ligue nationale présents dans votre équipe jouent-ils auprès des jeunes en devenir?
Ce sont de magnifiques locomotives pour les jeunes et pour toute l’équipe en générale. Ils ont un rôle d’exemple à donner et cela pousse le groupe vers le haut. Steve Pochon, Julien Turler et Alexis Vacheron, les trois anciens du HCC, apportent beaucoup sur la glace mais aussi en dehors. Pitch est un vrai show man dans le vestiaire, Tutu aime bien nous taquiner sur la glace et disons qu’Alex est le plus appliqué des trois (rires).  

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Quizz «si vous ne deviez retenir qu’un seul…»

Coéquipier: Gilles Dubois, parce que c’est Gilles Dubois (rires)

Entraîneur: Michel Turler, très rassembleur et proche de son équipe

Club: Star Chaux-de-Fonds, la famille!

But: Le dernier, je ne me souviens plus des autres (rires)

Victoire: Lors d’un derby entre Franches-Montagnes et Tramelan dans une patinoire comble, on avait gagné 4 à 3 et j’avais réalisé le coup du chapeau

Défaite: Lors du quart de finale de play-off en 2008/2009 avec Star Chaux-de-Fonds face à la Vallée de Joux. C’était un cinquième match décisif. On subit d’abord l’égalisation à une seconde de la fin avant de nous faire éliminer. Une défaite qui fait mal.

Public: Celui de Saastal, c’est le seul endroit où j’ai reçu une boule de neige venant d’un spectateur (rires)

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