Chris Rivera: «Aucun regret d'avoir quitté la National League»

28/11/2018 à 21:27:17Genève, Vincent CriblezArticle vu 5 107 fois
Planète Hockey vous propose l’interview de Chris Rivera, qui a remis les patins avec la deuxième équipe de Genève-Servette six mois après avoir résilié la dernière année de son contrat le liant à Fribourg-Gottéron. Après 659 combats en National League, le Genevois de naissance, aujourd’hui âgé de 32 ans, n’a pourtant pas encore tout à fait tiré un trait sur le plus haut niveau.
© Photo Laurent Daspres -

Chris Rivera, quelques mois après votre départ de Fribourg-Gottéron, on vous retrouve en 1re ligue. Comment vous sentez-vous ?
Disons qu’après la dernière saison à Fribourg, j’en avais un peu marre du hockey de haut-niveau et là, la situation actuelle me convient. Je sens que j’ai pris la bonne décision et j’ai beaucoup de plaisir à retrouver une équipe de potes. Je n’ai aucun regret d’avoir résilier mon contrat à Fribourg.

A 32 ans et après plus de 600 matches en NL, n’est-ce pas compliqué de trouver du plaisir en 4ème division ?
Non, je dirais plutôt que le plaisir, je le retrouve. Je joue avec des gars qui ont touché au haut niveau, des mecs qui sont passés proches d’une carrière professionnelle. Ils savent tous très bien jouer au hockey. Dans mon bloc, avec les deux frères Gachet, je me régale.

Lâcher un contrat de joueur de National League (réd. : il possédait encore 1 an de contrat à Fribourg) fut-elle la décision la plus difficile de votre carrière ?
Non, au contraire. C’était naturel. J’étais seul à Fribourg, ma famille étant restée à Genève. Je n’avais pas spécialement d’amis là-bas, j’ai trouvé le temps un peu long. Le club m’a très bien traité et au niveau du hockey, avec Mark French, j’ai pris du plaisir. Mais j’ai senti que je n’étais tout simplement plus heureux. Après ma commotion en janvier dernier, ce n’était plus la même chose.

Peut-on évoquer uniquement des raisons familiales ainsi qu’un manque de motivation pour justifier la résiliation de votre contrat fribourgeois ?
Oui, complètement. Beaucoup de choses ont été dites, mais il n’y a pas eu de problèmes à Fribourg. Hormis le fait que je me sentais seul, tout était ok. J’ai préféré partir plutôt que de pourrir le vestiaire. Ce n’est pas mon genre, je laisse cela à d’autres.

Qu’est-ce qui vous manque le plus depuis votre arrêt de la compétition professionnelle ?
Pas grand-chose. L’ambiance de vestiaire, je l’ai encore à Genève, donc je n’ai aucun manque à ce niveau-là. Je dirais peut-être que le public et l’ambiance particulière des derbys manquent un peu en 1re ligue.

Vous voici de retour auprès des vôtres, à Genève. Finalement, signer à Genève-Servette II est un choix logique ?
Dans ma tête, c’était clair que si je réactivais une licence, ce sera là. Le coach Igor Fedulov a été mon coéquipier et j’ai toujours eu un bon contact avec lui. D’autres copains d’enfance sont là, mon fils joue dans le mouvement junior du club. Pour moi c’était la seule option.

Avez-vous tiré un trait sur le plus haut niveau ?
Non, je reste ouvert à toutes les propositions, à tous les challenges. En ce moment, ma vie me convient, même si je suis dans une phase un peu provisoire. Je ne sais pas encore de quoi mon avenir sportif et professionnel sera fait, ce sont des choses qui doivent se mettre en place ces prochains temps.

Vous avez disputé votre premier match avec le maillot de la « deux » du GSHC samedi dernier, en inscrivant 3 assists lors d’une victoire 8-2 face à Saastal. Comment jugez-vous le niveau de cette première ligue ?
Forcément, c’est moins physique qu’en National League et certains éléments manquent un peu de technique, mais honnêtement c’est un bon niveau. Les gars font pas mal de concessions, se donnent de la peine et tout cela, sans gagner d’argent. Il faut les respecter. Les joueurs de première ligue ont du mérite et il y a un certain nombre de joueurs qui sont vraiment talentueux.

Par contre, on imagine que votre rôle n’est logiquement plus celui d’un agitateur comme ce fut le cas en National League…
Non, je ne suis pas là pour aller mettre des charges à tout le monde. De toute manière, en Suisse, on ne peut plus faire de checks. Je redécouvre les joies du hockey, moi qui pendant la majorité de ma carrière ai passé mon temps à jouer de manière physique.

N’est-ce pas difficile de se motiver lorsqu’on a joué plus de 10 ans au plus haut niveau et que, un soir, on se retrouve, par exemple, à Saastal par – 10 degrés ?
Je n’y suis pas encore allé, donc ça va. Plus sérieusement, la motivation est liée à l’amour du jeu. Et j’ai encore cette passion, j’aime le hockey. Donc non, pas de problèmes de motivation.

Dernière question, mais hors sujet. On vous sait excellent footballeur et grand fan de Manchester United. Là, en quittant le monde professionnel et les contraintes des week-ends de matches, vous pourrez enfin suivre régulièrement l’équipe de votre cœur ?
Oui, d’ailleurs j’ai été les voir à Turin lors de la victoire face à la Juventus. Je suis passionné par le jeu, j’ai adoré voir de près comment José Mourinho demande à ses joueurs de faire des efforts. Et ces derniers donnent tout, c’est impressionnant et différent de l’image que l’on retire en regardant la TV. Le prochain objectif sera d’aller à Old Trafford. Maintenant, j’aurai enfin le temps de le faire !

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