E.N. U20: Nussbaumer - Maillard «en arrivant sur la glace, la pression va clairement monter»

02/01/2018 à 20:07:39Buffalo, Olivier DrozArticle vu 2 392 fois
Après avoir a pu s'entretenir avec deux des Romands de l'équipe, à savoir Axel Simic et Simon Le Coultre, notre correspondant Olivier Droz s'est entretenu avec Valentin Nussbaumer et Guillaume Maillard peu avant le 1/4 de finale contre le Canada.
© Photo Olivier Droz -

Joueurs NHL préférés ?
Valentin Nüssbaumer (V. N.) : Alexander Ovechkin (WSH) et Patrick Kane (CHI).
Guillaume Maillard (G.M.) : Patrick Kane (CHI).

Equipe(s) de NHL préférée(s) ?
V.N. 
: Montréal Canadiens et Nashville Predators.
G.M. : Chicago Blackhawks.

Joueur le plus « tough » que vous avez eu à affronter ?
V.N.
 : Kevin Klein (ZSC Lions). C’est celui qui m’a le plus impressionné sur la glace.
G.M. : Johann Morant (Zoug).

Et le(s) joueur(s) de ce Championnat du Monde U20 qui ressort(ent) du lot ?
G.M.
: Kieffer Bellows (USA) et Victor Mete (CAN).
V.N. : Casey Mittelstadt USA) et Elias Pettersson (SUE). Après, les Canadiens ont un groupe tellement homogène. Ils sont tous très forts. Pour en nommer encore deux, je dirais aussi Viktor Mete (CAN) et Quinn Hughes (USA).

Et – si l’on sort la Suisse du lot –, un pronostic pour le futur vainqueur ?
G.M.
 : Le Canada.
V.N. : Oui, je pense aussi que c’est le Canada. L’équipe canadienne dispose vraiment de quatre lignes homogènes. La qualité de jeu est vraiment flagrante. C’est limite si tu n’essaies pas d’apprendre de ces gars-là. Le niveau est tellement haut. Cela m’a vraiment impressionné.

Si l’on compare le Canada avec les équipes contre lesquelles vous avez joué dans ce tournoi, pensez-vous que cela soit un niveau au-dessus ?
G.M.
 : Le match le plus dur que l’on ait eu à jouer jusqu’ici est celui contre les Russes de mon point de vue.
V.N. : Mais le Canada, c’est trois classes au-dessus.
G.M. : Oui. L’équipe canadienne était rapide. Cela jouait simple. Que des bonnes passes. C’était impressionnant.
V.N. : Personnellement, j’ai trouvé la Suède plus forte que la Russie. Mais j’ai l’impression que les Suédois ont joué sur un patin contre nous.
G.M. : Oui, c’est vrai. Mais sur les matchs que l’on a concrètement joués, le plus difficile était contre les Russes. Ils étaient durs. Ils finissaient leurs charges. Alors que les Suédois jouaient plus sur leur finesse et leurs « skills ».

Vous jouez (Ndlr : le 2 janvier 2018 à 22h00, heure suisse) votre quart de finale contre cette équipe canadienne. Comment pensez-vous aborder cette rencontre ?
G.M. : On sait déjà à quoi s’attendre vu qu’on les a affrontés en match de préparation. On sait comment ils vont jouer. Il faut avouer que lors de ce match amical, on ne s’attendait pas à ce qu’ils jouent aussi bien. C’est sûr que l’on dispose dorénavant d’informations que l’on n’avait pas avant. Il faudra les contrer en tenant compte de cela. Cela sera en tous les cas très dur.
V.N. : Mentalement, cela va déjà jouer un gros aspect. Si toute l’équipe est prête, c’est possible. Ce sera une bataille. On sait que l’on n’aura pas forcément la possession du puck et que l’on aura peu de shoots par tiers. C’est une grosse équipe. Mais voilà. Nous, on veut le jouer ce match. C’est quand même un quart de finale de Championnat du Monde Junior devant plus de 10'000 personnes. Cela va être beau. L’essentiel, c’est d’être le mieux préparés possible. Je pense que si on arrive à revenir aux vestiaires après le premier tiers avec un bon score, ce serait déjà super. Cela leur montrerait que l’on est prêt et que cela sera difficile pour eux.

Est-ce que la pression peut jouer un rôle ? Les attentes sont énormes pour le Canada. Beaucoup disent que l’équipe canadienne abordera la rencontre avec une pression que vous n’aurez tout simplement pas…
G.M.
 : La pression, on l’aura malgré tout. C’est sûr qu’ils ont beaucoup plus à perdre que nous, ce qui peut être un avantage pour nous.
V.N. : Je pense qu'en arrivant sur la glace à l’échauffement la pression va clairement monter. Oui les Canadiens sont très forts, mais moi j’y crois. Je pense que sur un match de hockey, tout peut arriver. Même si c’est sûr qu’intrinsèquement l’équipe canadienne est meilleure que la nôtre. Il suffit que notre gardien fasse un match incroyable, que la chance soit avec nous et que l’on soit dans un bon jour, on ne sait jamais. Si l’on marque le premier goal, cela peut par exemple changer beaucoup de choses. Je me répète, mais moi j’y crois.

J’aimerais un peu vous entendre sur les choix de carrières pris par les jeunes joueurs ces dernières années. Il y a un peu deux tendances qui se dégagent. La première consiste à partir assez tôt pour aller faire son hockey junior au Canada (Hischier, LeCoultre, Simic pour citer quelques joueurs suisses l’ayant fait récemment), alors que la deuxième voit les jeunes joueurs rester jusqu’au dernier moment (souvent jusqu’à la Draft, voire postérieurement) auprès du club professionnel européen dans lequel ils évoluent (Dahlin, Laine, Pettersson). Qu’en pensez-vous ?
G.M.
: Il y a deux ans, lorsque l’occasion aurait peut-être pu se présenter pour moi, je n’avais pas vraiment pensé à partir car j’avais un bon environnement à Genève. Après c’est sûr que pour un joueur, c’est toujours une bonne chose de partir au Canada. Si l’on prend Axel [Simic], même s’il est revenu au bout d’une saison, je suis sûr qu’il a appris énormément de choses et que cela ne peut être que positif pour lui. Maintenant, si tu te sens bien dans ton club – par exemple en Suisse ou en Suède – et que t’as une bonne place dans l’équipe, je pense que c’est presque mieux de rester jouer avec des professionnels. Par exemple, ce que Dahlin a fait, je pense que c’est le bon choix dans sa situation.
V.N. : Oui, je pense la même chose. C’est sûr que ce qu’a fait Axel [Simic] lui a apporté beaucoup d’expérience. Il y a bien sûr des avantages à partir : le fait d’être considéré comme étranger et la pression liée à cela chaque match, ainsi que le fait que tu joues devants 10'000 personnes pour les grosses affluences. Cela doit quand même être un truc assez spécial à vivre. Je pense qu’il y a aussi d’autres facteurs. Il faut être à l’aise avec la famille, ne pas avoir le mal du pays. Il y a quand même plein de critères qui entrent en considération.
G.M. : Si un joueur part en Amérique du Nord, comme Hischier l’a fait par exemple alors qu’il avait une place de titulaire à Berne, c’est aussi car tu peux t’habituer à jouer sur les surfaces de glaces nord-américaines et les gens peuvent plus facilement te voir. S’il est parti, je pense que c’était notamment pour pouvoir augmenter ses chances d’être repêché très haut. Ce qui a été le cas.

On va finir sur une note un peu plus décalée. Je demanderai à Valentin de m’expliquer quel genre de joueur est Guillaume. Ensuite, on inversera les rôles...
G.M. : Valentin est un joueur qui a une très bonne vision du jeu. Il est capable de faire de bonnes passes et peut porter facilement le puck dans la zone offensive. Il a confiance en ses capacités.
V.N. : On a eu la chance de jouer ensemble contre la Tchéquie. J’arrive vraiment bien à jouer avec lui car c’est clair que physiquement, il est là. Techniquement, il est bon. Je pense que c’est un peu le même style de joueur que moi, mais simplement plus physique.

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