Fabrice Maillat: «Le HCC est le club de ma ville. Y avoir joué est une fierté»

25/08/2013 à 22:27:29Le Locle, Kevin VaucherArticle vu 9 226 fois
A bientôt 32 ans, Fabrice Maillat a tranché: il ne rechaussera pas ses lames pour une nouvelle saison. Cela faisait 27 ans qu’il poussait la rondelle sur toutes les patinoires du pays en 14 années de hockey chez les seniors: 1 en NLA, 6 en NLB, puis 7 en 1ère ligue. Entre coups de gueule et moments de sincérité, il se livre. Interview.

� Photo Photo Kevin Vaucher - Fabrice Maillat

Fabrice Maillat, que ses adversaires caractérisent volontiers comme un teigneux sur la glace, a passé toutes ses années de juniors au HCC, où il intègre à 18 ans la première équipe. Il y passera 7 ans, fêtant une promotion en NLA, puis l’année suivante une relégation en NLB. Il jouera encore 7 saisons en 1ère ligue avec Tramelan (4) et Franches-Montagnes (3).

Fabrice Maillat, en Ligue nationale, vous avez toujours évolué au sein du HC La Chaux-de-Fonds. Pourquoi ce choix?
Dès ma première saison, nous sommes montés en NLA, je ne pouvais donc pas rêver mieux. Puis lorsque nous sommes redescendus en NLB l’année suivante, j’ai eu des touches avec plusieurs clubs. Mais très vite après avoir pesé le pour et le contre, je décidais de rester ici. J’avais tout le confort nécessaire et comme je travaillais à côté du hockey, je ne voulais pas non plus tout chambouler. Une année, j’ai même refusé d’aller suivre l’entraînement d’été avec le LHC qui évoluait pourtant en NLA. Mon seul regret est de ne pas avoir pu tenter pendant 1 ou 2 ans l’expérience Outre-Sarine afin d’apprendre l’allemand.

Quels souvenirs gardez-vous de votre premier match en NLB?
Je m’en rappelle encore très bien. C’était lors de la saison 1998/1999, Riccardo Fuhrer (Ndlr: coach de l’équipe à cette époque) avait fait appel à trois juniors Elite. Il s’agissait de Julien Turler, de mon frère Stéphane et de moi. Peu avant le début du match, Fuhrer nous avait pris à part pour nous expliquer les schémas tactiques pour le match. En fonction du centre avec lequel on évoluerait, il fallait changer de schéma puisque Stéphane Lebeau et Loïc Burkhalter ne jouaient pas de la même manière. Résultat des courses : quand on est sorti de son bureau, on avait rien compris (rires...).

Si vous deviez citer l’entraîneur qui vous a le plus marqué, ce serait lequel et pourquoi?
Difficile à dire, on n’a jamais été vraiment très gâté de ce côté-là au HCC.  Je me rappelle par exemple de Dan Hober. Quelle catastrophe et cela marque aussi, croyez-moi !  Mais celui qui m’a le plus marqué dans le bon sens est Jaroslav Jagr. D’abord parce que c’est le premier à m’avoir fait confiance en NLB. Il nous suivait constamment. J’ai été très touché lorsqu’il s’est fait licencier sans qu’on ne sache trop pourquoi. Il avait fait monter l’équipe en NLA et pour le remercier, on lui a montré la porte. Pour être complet, il faut aussi citer Jan Soukup. Il a formaté et fait éclore un nombre impressionnant de joueurs, dont Botter, Romy, Déruns, Du Bois, Neuenschwander, Turler, Burkhalter et j’en oublie. Il mettait beaucoup l’accent sur le patinage, c’est pourquoi ces joueurs ont une élégance et une certaine facilité sur la glace.

Cela fait maintenant 7 ans que vous ne jouez plus en NLB. Qu’est ce qui a changé dans cette ligue d’après vous?
Je dois avouer que je ne m’intéresse plus beaucoup à la NLB, bien que le niveau soit en amélioration constante. C’est indéniablement un « plus », mais cela peut aussi avoir des conséquences moins réjouissantes. Les contacts se font plus nombreux et surtout plus violents. Or, trop peu de joueurs savent comment donner mais aussi et surtout, comment recevoir une charge. Le malheureux accident arrivé à Ronny Keller en est l’exemple parfait. Pour éviter cela, il faudrait suivre l’exemple du Canada qui apprend très tôt aux joueurs comment donner, mais surtout comment « encaisser » une mise en échec. Les sanctions ne servent à rien, il faut former les joueurs afin de mieux affronter ce problème.

De plus en plus de joueurs suisses arrivent à s’imposer en NHL. Qu’est-ce que cela vous inspire?
C’est une bonne chose, cela démontre que le hockey suisse ne cesse de se bonifier. Cette génération de joueurs croit véritablement en sa chance et n’hésite pas à abandonner son confort helvétique afin de tenter l’expérience au Canada notamment. Ils sont prêt à faire les sacrifices nécessaires afin d’atteindre les sommets du hockey sur glace. Prenez le cas de Sven Andrighetto. Il n’a pas hésité à partir très jeune au Canada en ligue juniors sans savoir s’il parviendrait un jour à atteindre son but, la NHL. Or, il vient de se faire drafter par le Canadien de Montréal.

La récente médaille d’argent décrochée par l’équipe de Suisse aux championnats du monde en Suède peut-elle aussi être vue comme un signe de ce changement de mentalité ?
Oui je pense. Ce qu’ils ont fait est simplement énorme. En plus cela a permis de faire rayonner le hockey Suisse partout dans le monde. J’aimerais prendre l’exemple de Julien Vauclair. Certes ce n’est pas le plus jeune (sourire), mais ce qu’il a dit avant cette compétition mérite d’être relevé: «On se rend en Suède dans le seul et unique but d’être champion du monde». Si une telle phrase avait de quoi faire sourire avant le début des championnats du monde, force est de constater que ce n’est pas passé loin. Cette mentalité est fantastique et les jeunes doivent s’en inspirer. J’espère que le temps de Ralph Krueger et de l’éternel objectif des quarts de finale est enfin révolu. 

A présent, revenons-en au HCC si vous le voulez bien. Quels sont les liens qui vous lient encore à lui aujourd’hui?
C’est le club de ma ville et le club dans lequel j’ai toujours évolué, donc j’y suis forcément attaché. Certains de mes amis y évoluent encore et j’ai passablement de connaissances au sein du club. Y avoir joué est une fierté. Le HCC reste et restera un grand nom dans le hockey suisse. Pourtant ces dernières saisons, je ne me suis que très rarement rendu aux matchs.

Que vous inspire le HCC d’aujourd’hui?
Je trouve que les dirigeants ne sont pas assez francs envers leurs supporters. L’année dernière par exemple, ils affirmaient vouloir viser la finale, mais ils n’avaient tout simplement pas l’équipe pour le faire. C’est normal de vouloir viser haut. Mais quand on affiche de tels objectifs, il ne faut pas s’étonner qu'après, le public soit déçu. C’est comme le fait de vouloir remonter en NLA. A l’heure actuelle c’est une utopie, il n’y a clairement pas assez de moyens et pas de relève suffisante. Les infrastructures deviennent limites et sans mécènes, ce sera très difficile d’accéder à la NLA, il faut le dire. C’est un peu comme au FC Sion, on se borne à dire que l’on veut être champion, mais on n’engage pas les meilleurs joueurs.

Vous y avez côtoyé passablement de joueurs. Lesquels vous ont le plus marqués et pourquoi?
J’ai eu la chance et le privilège d’affronter ou de jouer avec de grands joueurs. Celui qui m’aura le plus impressionné reste Mike Richards. Jouer contre lui était incroyable. Affronter des défenseurs comme Streit ou Seger était aussi quelque chose de spécial. Au HCC, j’ai pu côtoyer des joueurs comme Stéphane Lebeau, Jesse Bélanger ou Valérie Chiriayev. C’est vraiment de très grands joueurs. Par contre, d’autres joueurs comme Roger Ohman ou Richard Stucki m’ont aussi impressionné, mais par leur maladresse et je pèse mes mots. Comme quoi certains agents sont vraiment prêt à tout pour qu’on achète leur joueur, peu importe leur  niveau. De ces années-là, j’ai gardé certains contacts. Par exemple avec Turler, Romy, Leimgruber ou Déruns.

Thomas Déruns justement, son cas semble intéressant. Après une saison incroyable avec Genève-Servette en 2009/2010, Chris McSorley le transfère contre sa volonté à Berne pour des impératifs financiers. Il y passe 2 ans sans vraiment briller avant de rebondir cette saison à Lausanne avec qui il fête la promotion en NLA. Que vous inspire-t-il?
C’est la preuve qu’en hockey tout peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre, que beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte et qu’il faut être au bon endroit au bon moment. Ceci dit, Thomas a atteint des sommets. En 2009/2010, son « airhook » (Ndlr: but marqué en partant depuis derrière la cage et glissé dans la lucarne) inscrit face au…CP Berne en finale de championnat a fait le tour du web. Tout comme son penalty marqué aux JO de Vancouver en 2010. A ce moment-là, c’est l'un des meilleurs joueurs suisses et tout le monde l’acclame. Trois ans après, il se retrouve en NLB avec le LHC et tout le monde l’a oublié. Ce passage de héros à zéro aussi rapide montre bien que dans le sport, tout va très vite. Cependant, il a décroché cette année la promotion avec le LHC et cela prouve qu’il a su faire le bon choix. Je suis très heureux pour lui.


� Photo Photo PH
En 1999/2000, lors de votre première saison en NLB, vous décrochez la promotion en NLA. Que ressentez-vous à ce moment-là?
En fait, sur le moment tu ne réalises pas trop. Il faut dire que deux équipes de NLB montaient d’un échelon cette année-là. On a perdu la finale contre Coire, mais on avait assuré notre place parmi l’élite en venant à bout de Genève en demi-finale. Je me rappelle encore très bien du scénario du match puisque j’avais eu la chance de le jouer. Les Mélèzes était plein à craquer et quelle folie lorsque Steve Aebersold marque le but de la victoire en prolongation. C’était incroyable. Malheureusement l’année suivante, on a été relégué face à Lausanne. Mais après notre saison catastrophique, c’était somme toute une fin logique : nous n’avions rien à faire en NLA.

Cette promotion constitue-t-elle le plus beau souvenir de votre carrière?
Non, mon seul et unique but en NLA reste pour moi le plus beau moment. Ensuite, il y a la promotion bien sûr, mais aussi mon tout premier match en ligue nationale, qui plus est avec mon frère Stéphane. Mais je me souviens aussi de choses bien moins faciles comme ma dernière saison au HCC en 2005/2006. La motivation n’y était plus, nous enchaînions les défaites… C’était très difficile à vivre. Il y a aussi cette finale junior en 1998/1999 pour monter en Elite B lors de laquelle je m’étais blessé. Finalement il faut encore citer cet entraînement à 6h du matin alors que l’on était rentré à 2h de Viège : après une défaite, Sabourin a voulu nous remonter les bretelles et nous faire patiner...

Vous aurez donc évolué «seulement» une année en NLA durant votre carrière. Qu’apporte une telle expérience et n’êtes-vous pas déçu de ne pas avoir réussi à vous y imposer durablement?
Je n’en retiens que du positif. Jouer dans des endroits et contre des joueurs que tu ne voyais jusqu’ici qu’à la TV était un rêve. Mais il faut rester lucide, je n’y avais clairement pas ma place, le niveau était trop élevé. Mon rêve aurait été de porter les couleurs de Lugano.

En 2006, vous posez vos affaires de hockey en 1ère ligue du côté de Tramelan. Comment cela s’est-il passé?
Cela a été compliqué. Le HCC sortait d’une très mauvaise saison et moi aussi. Tramelan m’a alors approché et comme je ne voyais rien venir de la part du HCC, j’ai dû signer. La saison pourrie de laquelle je sortais a beaucoup pesé dans ma décision. Finalement de ma période en 1ère ligue je n’ai que du positif à dire. Faire de la figuration en NLB ne m’intéressait pas, je préférais jouer les premiers rôles à l’échelon inférieur. J’ai toujours travaillé à côté du hockey et ce niveau me permettait d’allier plus facilement le travail à 100% et le plaisir du hockey à un niveau qui reste correct. Car cela fait depuis que j’ai signé avec Tramelan, c’est-à-dire 7 ans, que je tiens un commerce au Locle (Le Royal Panini’s) avec un associé qui n’est autre que mon frère.

Vous avez donc joué durant 7 années en 1ère ligue (4 à Tramelan et 3 à Franches-Montagnes). Que pouvez-vous nous dire sur le niveau de cette catégorie de jeu?
C’est un bon niveau qui a tendance à rester stable. Il y a plusieurs très bonnes équipes comme Guin, Sion ou Franches-Montagnes. Par contre la qualité de l’arbitrage est loin d’être à la hauteur et le trop grand nombre de matchs est une aberration. La finale que l’on a pourtant perdue en 2011/2012 avec Franches-Montagnes contre Martigny reste un très bon souvenir. Ils avaient construit une équipe pour monter en NLB grâce à l’appui de leurs mécènes russes. On savait que l’on n’avait aucune chance de gagner, mais le challenge était excitant à relever. Et jouer chez eux devant plus de 1500 spectateurs c’était sympa. Au contraire, ma dernière saison passée à Tramelan a été un cauchemar. Suite à un changement d’entraîneur j’ai quitté le club à Noël en pleine saison :  je n’en pouvais plus. L’atmosphère était devenue irrespirable. Le coach a tout voulu changer du jour au lendemain mais ça n’a pas fonctionné. Il ne faisait plus jouer les meilleurs joueurs et ceci sans explication. Les défaites s’accumulaient. Tout cela sans que les dirigeants n’interviennent. Résultat : tous les bons joueurs sont partis puisque l’entraîneur restait en place et Tramelan évolue dorénavant dans le bas du classement de 2ème ligue.

A la fin de la présente saison, vous faites le choix d’arrêter définitivement le hockey sur glace. Vous n’avez que 32 ans et vous sortez d’une très bonne saison personnelle (33 points en 36 matchs). Pourquoi ce choix?
Cela me trottait dans la tête depuis un petit moment déjà. Le fait de devoir jouer toujours davantage de matchs sur une saison m’a définitivement convaincu d’arrêter. Du coup la décision a été assez facile à prendre. Je bosse à 100% et je ne peux me libérer que 2 fois par semaine. Certaines équipes de 1ère ligue s’entrainent 4 fois par semaine. La plupart des joueurs travaillent à côté, cela ne devient plus possible. Il s’agit de hockey amateur et on nous demande d’être presque des semi-professionnels.

Vous qui «marchiez» beaucoup à l’adrénaline, cela ne va pas vous manquez?
Non, absolument pas. Je sais que je suis impulsif sur la glace et que j’ai souvent écopé de méconduite disciplinaire, mais dans la vie quotidienne je suis plutôt quelqu’un de calme. Je ne vais pas non plus arrêter le sport mais je le ferai comme je veux et sans obligations.

Pour finir, pouvez-vous nous dire quel est votre plus grand regret et votre plus grande fierté ?
Mon grand regret est de ne pas avoir rejoint le HC Franches-Montagnes plus rapidement. J’y ai passé mes meilleurs moments dans le hockey. J’ai trouvé beaucoup de copains et une ambiance familiale qu’il n’y avait plus à Tramelan. Ma grande fierté est d’avoir pu « toucher » le monde du hockey professionnel de si près et d’avoir pu faire de ma passion une partie de ma vie. Le sport est une école de vie formidable et on y passe de très bons moments.

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� Photo Photo Patrick Pitton
Thomas Deruns
Trois questions à son ami de toujours, Thomas Déruns:

Thomas Déruns, que pouvez-vous nous dire sur ce qui vous lie à Fabrice Maillat?
Je connais bien Fabrice puisque j’ai fait presque toutes mes classes juniors avec lui. J’ai aussi joué durant 3 saisons à ses côtés au HCC avec la première équipe entre 1999 et 2002. C’est devenu un de mes meilleurs potes car c’est quelqu’un de simple et qui sait ce qu’il veut, un peu comme moi. A chaque fois que j’arrive à revenir à la Chaux-de-Fonds, on essaie toujours de se voir au moins un petit moment.

Que pouvez-vous nous dire sur le joueur Maillat?
Je me rappelle d’un joueur qui se donnait toujours à fond. Parfois même un peu trop car son impulsivité lui a joué quelques tours. Il détestait par-dessus tout la défaite, c’était un gagneur. Je me rappelle que j’évoluais dans la même ligne et on s’entendait bien. Malheureusement, lorsque nous jouions à La Chaux-de-Fonds en NLA, nous avions un coach qui ne faisait pas assez confiance aux jeunes. C’était difficile de s’imposer. Fabrice n’y est pas parvenu, il lui a surtout manqué un peu de chance pour s’imposer à ce niveau.

Finalement, deux mots pour nous dire comment vous appréhendez la saison à venir avec le LHC?
Les dirigeants ont réussi à construire une équipe compétitive en y ajoutant de bons joueurs compte tenu que le marché était passablement à sec à cette période. Mais la base était déjà solide. Malgré tout, nous sommes le néo-promu et nous savons que cette saison ne sera pas de tout repos. Mais nous devrions nous maintenir.

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