Gaëtan Haas: «J’aurais signé même pour ne jouer qu’un seul match de NHL»

31/12/2019 à 17:49:30Bienne, Vincent CriblezArticle vu 11 700 fois
Planète Hockey vous propose l’interview de Gaëtan Haas, qui semble s’être fait une place au cœur de l’attaque des Edmonton Oilers. Agé de 27 ans, le Biennois vit son rêve au jour le jour et compte déjà 33 apparitions dans la meilleure ligue du monde (pour un bilan de trois buts et quatre assistances).
� Photo Mauricette Schnider -

Gaëtan Haas, vous voici pile au milieu de la saison régulière de NHL (réd. : les Edmonton Oilers ont disputé 41 matches sur les 82 au programme). Quel premier bilan peut-on dresser de vos débuts dans l’organisation des Oilers ?
Je pense que globalement, c’est très positif. Avant d’arriver, j’aurais déjà signé pour ne serait-ce que jouer un seul match en NHL. Là, j’en suis à 33 matches, c’est bien. J’ai même marqué trois buts, tout cela va au-delà de mes espérances et je vis mon aventure au jour le jour, sans me mettre de pression inutile.

Vous êtes aligné une dizaine de minutes par rencontre (réd. : 9 min et 51 secondes en moyenne) au centre du troisième, voire du quatrième bloc d’attaque des Oilers. Quels échos avez-vous reçu de la part de Dave Tippett, le « headcoach » d’Edmonton ?
Disons que les discussions avec lui sont rares, ce sont plutôt les assistants qui parlent avec nous. Mais j’ai de bons retours, de temps en temps ils me convoquent pour me montrer une vidéo avec les points que je dois corriger. Forcément, j’aimerais produire plus offensivement, mais ça, c’est le boulot d’autres joueurs dans l’équipe. J’essaie de regarder nos leaders offensifs sur la glace, de m’inspirer de leur façon de jouer, pour progresser.

Justement, vous évoluez avec Leon Draisaitl et Connor McDavid, qui sont peut-être deux des dix meilleurs attaquants du monde. Vous donnent-ils des conseils au quotidien ?
Je ne suis pas forcément le gars qui va demander des conseils aux autres, donc j’essaie plutôt d’observer leur jeu dans mon coin et de prendre avec moi ce qui me semble être utile. En plus, ce sont deux jeunes joueurs, donc ce n’est pas obligatoirement leur rôle de me conseiller. Mais ce sont des bons gars dans le privé, et sur la glace, ils sont impressionnants.

Vous avez évolué avec Patrick Kane et Tyler Seguin – deux autres attaquants de niveau mondial – au HC Bienne lors du lockout de 2012/13. Peut-on faire une comparaison entre ces quatre cracks de NHL ?
Pour résumer, ils sont les quatre au même niveau de jeu. Ce sont des mecs qui sont en dessus du lot, ils ont quelque chose en plus par rapport aux autres. Par contre, chacun a un style de jeu complètement différent, avec des caractéristiques spécifiques.

D’une manière générale, est-ce que le niveau de jeu en NHL représente celui auquel vous vous attendiez lorsque vous êtes arrivé à Edmonton, à la fin du mois d’août ?
C’est plus ou moins ça, en effet. La différence principale avec ce que j’ai connu en Suisse n’est pas forcément la vitesse ou la technique, c’est plus la rapidité du jeu. Lorsque vous recevez le puck, le temps réaction est beaucoup plus court qu’en Europe, il faut réfléchir un quart de seconde plus vite et cela change tout. Du coup, il faut s’adapter et cela prend un peu de temps.

Avant de traverser l’Atlantique, vous aviez dit être prêt à naviguer entre la AHL et la NHL pour vivre votre rêve américain. Au final, vous n’avez été aligné qu’à deux reprises avec Bakersfield en AHL. C’est le scénario rêvé ?
Lorsqu’on m’a annoncé que je devais partir à Bakersfield, il était prévu que j’y joue six parties afin de m’acclimater au jeu et aux petites patinoires. Finalement, il y a eu un blessé à Edmonton et j’ai été rappelé après seulement deux matches. Je peux difficilement me plaindre, même si en NHL tout peut aller très vite. Mais avant d’arriver, je n’avais pas la prétention de prétendre à quoi que ce soit. Ici, personne ne me connaissait, j’ai commencé en bas de l’échelle. Même s’il y a eu des moments de doutes, j’ai toujours cru en moi.

Vous êtes arrivé à Edmonton en compagnie d’une cinquantaine d’autres joueurs, à la fin du mois d’août. On imagine que lors de ces camps d’avant-saison, la concurrence doit être féroce et que tout le monde est prêt à tous les sacrifices pour se faire une place en NHL ?
Disons que sur la cinquantaine d’éléments présents, il y en a déjà une dizaine qui sont en âge junior et qui savent déjà qu’ils repartiront après le premier camp. Ensuite, il reste quelques sélections et il y a de la concurrence, mais de mon côté, j’ai eu la chance d’être avec les jeunes de l’équipe donc l’ambiance était plutôt cool entre nous. Mais il est clair que l’ambiance d’équipe, cela ne se travaille que lorsque le contingent qui débutera la saison est connu.

Comment s’est passée votre intégration, une fois les camps terminés et la saison de NHL lancée ?
Cela s’est fait petit à petit. J’ai pris mes marques et après quatre mois, je commence à bien connaître la ville. J’ai passé beaucoup de temps avec les Nordiques de l’équipe puisqu’ils logeaient dans le même hôtel que moi. Là, depuis trois semaines, j’ai enfin un appartement, cela me permet d’avoir un espace à moi. C’est important pour l’intégration.

Vous semblez avoir trouvé votre place dans l’alignement des Oilers, puisque votre renvoi à Bakersfield date du 22 octobre. La suite, c’est un contrat avec Edmonton ?
Tout le monde me pose la question, mais la réponse est que je vis mon aventure au jour le jour, sans me préoccuper du lendemain, et qu’il n’y a aucune discussion de quelque côté que ce soit en ce moment. Berne m’a libéré pour une saison et je suis sous contrat avec les Ours dès le début de la saison 2020/21. Je ne peux pas en dire plus.

Gaëtan Haas, le 31 décembre, Edmonton jouera son 42ème match en l’espace de deux mois et demi. Ce rythme est-il soutenable ?
Honnêtement, il y a des soirs où l'on sent que le corps n’en peut plus. On joue quasiment tous les deux jours, physiquement il est impossible de rester toujours au top. C’est alors la tête qui prend le relais, le mental qui prend de l’importance. Si vous ajoutez tous les voyages en avion, c’est un programme hyper chargé et il est vrai qu’on a rarement le temps de faire des entraînements soutenus et complets en raison du manque de temps à disposition.

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