Jacques Hostettmann: «J'aimerais ramener le titre romand au HCFM dix ans après»

07/01/2011 à 00:18:56Saignelégier, Christophe BoillatArticle vu 6 829 fois
Lors de la pause de Noël, nous avons rencontré le «vétéran» Jacques Hostettmann qui vit peut-être sa dernière saison en qualité de joueur. C’était aussi l’occasion de faire quelques comparaisons entre le hockey pratiqué en 1ère ligue il y a dix ans et celui d’aujourd’hui, puisqu’a eu lieu pendant les Fêtes un match de gala opposant l’équipe du HCFM version 2000-2001 (championne romande) au HCFM 2010-2011. Tout était réuni pour une belle fête puisque quasiment aucun joueur ne manquait à l’appel. Parmi les anciens hockeyeurs présents sur la glace figuraient Christophe Houser, Eric Morin, Julien Staudenmann et bien-sûr… Jacques Hostettmann.

© Photo Photo Christophe Boillat -

Jacques Hostettmann, parlez-nous de votre carrière…  
J’ai d’abord fait mes classes de junior à Moutier, puis ai tenté ma chance durant deux ans à Bienne. Après quoi, je suis retourné à Moutier pendant 7 à 8 ans et ai effectué une année à Tramelan. Enfin,  j’ai atterri à Franches.

Vous avez joué avant Noël contre les anciens du HCFM de 2000-2001, qui étaient d’anciens champions  romands. Quelle comparaison pouvez-vous faire entre ces deux équipes?
A l’époque, il m’est arrivé de jouer contre eux avec le HC Moutier. Il me semble alors que le jeu était beaucoup plus dur. Les charges étaient plus nombreuses et plus méchantes; les parties étaient moins plaisants ! Aujourd’hui, notre jeu est davantage tactique et technique. En somme, il est très différent.

Imaginons un match opposant l’équipe du HCFM actuelle à la formation d’il y a 10 ans. Qui aurait remporté la partie?
Il n’y a pas lieu de faire une comparaison. En 10 ans, trop de choses ont changé. Je pense néanmoins que l’équipe d’aujourd’hui aurait eu de la peine à battre cet adversaire.

Quelles sont les forces de la formation actuelle?
Notre point fort, c’est d’abord notre gardien. Il nous tient la partie dans tous les matches. En outre, on travaille aussi bien devant que derrière  et nous avons un bon fond de jeu.  De plus, on a une très bonne tactique de jeu. On voit bien que si l’on applique correctement notre système de jeu, personne ne peut nous battre. C’est la raison pour laquelle on fait parti du trio de tête.

Et les faiblesses?
On dribble beaucoup trop dans les zones dangereuses. Parfois, on a également un peu de mal à faire correctement notre première passe ; c’est un paramètre très important.

Avant de reprendre le championnat après la pause de Noël, votre équipe est 2ème au classement. S’agissait-il de l’objectif fixé au début de la saison?
Notre objectif, c’était d’être dans les quatre premiers. Du reste, maintenant que nous sommes deuxièmes, il est vrai que nous aimerions rester à cette place. Cela ne va pas être évident puisqu’il nous reste 3 matchs difficiles à disputer et que Guin va monter en puissance.

Red Ice, c’est l’équipe à battre. En janvier,  pourra-t-on compter sur vous pour lui infliger sa première défaite?
On espère vraiment les battre. Je crois que si on applique le jeu comme on sait le faire, on est capable de les avoir. En effet, il n’est pas évident de nous mettre en difficulté lorsque nous-mêmes jouons chacun à nos positions. Je pense que l’on peut créer la surprise; ce serait vraiment le top!

La qualification pour les play-off est quasiment acquise. Vous retrouvera-t-on cette année en finale?
On n’espère que ça! Moi, je suis encore là parce que j’ai vraiment envie de parvenir en finale. Quand on pratique le hockey, si on ne convoite pas la finale, on a meilleur temps de ne pas jouer. Pour moi, c’est vraiment un objectif à atteindre. Du coup, si on parvient en finale et qu’en plus on est sacré champion romand, je pense que j’arrêterais tout (rires)! C’est vrai que ce serait merveilleux. C’est mon rêve depuis que je pratique le hockey en première ligue. C’est vraiment ce qui me manque!

Votre ancien club (ndlr: le HC  Moutier) a été relégué la saison dernière. Comment l’avez-vous vécu ?
Ça ne m’a même pas touché. Bien sûr,  c’est un peu dommage. Ils vont néanmoins essayer de remonter, mais cela va être difficile pour eux. Heureusement, St-Imier -qui est monté en 1ère ligue- sauve le hockey régional. Ce qui est étonnant, c’est qu’il y a dix ans, tous les bons juniors passaient par Moutier. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas; les jeunes privilégieraient même plutôt les Franches. Je dois quand même dire que depuis que je suis ici, je ne regarde plus trop les résultats des autres clubs.

Quel rôle avez-vous au sein de l’équipe taignonne?
On m’a toujours demandé d’aider les jeunes, d’être juste dans le vestiaire, d’amener l’expérience et de montrer le bon exemple. C’est donc ce que j’essaie de faire.  (Rires) Demandez aux jeunes ce qu’ils en pensent !

Au cours de votre carrière, quel a été votre  meilleur souvenir?
Une fois, je m’étais cassé le nez. J’avais été opéré le vendredi matin, mais le samedi j’étais sur la glace à Sion avec Moutier. Ce soir-là, j’ai marqué 3 buts et réalisé 2 assists. C’était vraiment incroyable!

Et le pire?
Il y a 3 ans, j’ai effectué toute la préparation d’été et ai travaillé fort durant toute la saison pour un seul objectif : aller le plus loin possible aux play off. J’étais très heureux d’être en demi-finale. Toutefois, après 23 secondes de jeu, j’ai dégagé  le puck qui, par un malheureux concours de circonstance, a fini dans les dents de l’adversaire ensanglanté. L’arbitre a mal interprété l’action et a cru à un coup de canne. J’ai alors reçu une pénalité de match. Je dois vous dire que si j’avais pu tuer l’arbitre ce jour-là, je l’aurais fait!

Lors de la saison 1992-93, vous avez participé à 33 matches en NLA avec Bienne.  Que vous a-t-il manqué pour faire une carrière en ligue nationale?
Pour  viser la ligue nationale, il faut la qualité de jeu. Je n’en avais peut-être pas suffisamment. De plus, il me manquait probablement un peu de patinage. Je pense également que, parfois, le joueur a besoin d’un petit coup de pouce de l’entraineur. S’il lui fait confiance, il peut alors aller très loin. Vous savez, ce n’est déjà pas facile de faire son entrée dans une grande équipe. Aussi, lorsqu’on y est,  on doit se faire sa place. Lorsque j’étais à Bienne, je me souviens d’une période où il y avait 4 à 5 blessés en défense. Nous étions trois jeunes au bout du banc et l’entraîneur a fait appel à Jakob Kölliker  (quadragénaire à l’époque) alors qu’il avait mis un terme à sa carrière depuis 2 ans. Quand on voit cela, on est complètement démotivé. Le pire, c’est que l’entraineur te regarde avec le sourire, comme pour te dire: «toi, tu ne joueras pas!»

Vous avez beaucoup apporté au hockey régional. Aujourd’hui, comment voyez- vous votre avenir ?
Pour le moment,  je ne sais pas du tout. J’aimerais bien être responsable d’une équipe de juniors (mini ou novices). J’assiste déjà un peu l’entraineur des novices, surtout dans les bases. Toutefois, je ne sais pas encore si je resignerais pour une saison avec la première équipe de Franches. Il faudra juste que je donne ma réponse rapidement.

Vous vivez actuellement  une très belle saison, tant sur le plan personnel que collectif. Cela ne vous incite-t-il pas à poursuivre?
Justement. Pourquoi ne pas s’arrêter sur une belle saison comme celle-ci plutôt que d’en vouloir toujours plus?  Sinon, l’année suivante,  tu marques peut-être un but par-ci par-là, tu fais de la m*** et tu te fais critiquer par les spectateurs ou les journalistes. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle? Moi, ce qui me plairait, ce serait de mettre un terme à ma carrière en ramenant le titre romand au HCFM dix ans après. Ça, ce serait le pied.

Prochain match du HCFM le 8 janvier prochain sur la glace de Red Ice à Martigny

 

 
Photo Christophe Boillat

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