Jason Fuchs: «La NHL c'est un gros rêve!»

06/08/2013 à 00:04:50La Chaux-de-Fonds, Frédéric WillenerArticle vu 9 963 fois
Repêché au 15ème rang lors du dernier "Import Draft", le talentueux Neuchâtelois Jason Fuchs s'apprête à prendre le chemin de Rouyn-Noranda où il évoluera désormais. Planète Hockey a rencontré le jeune homme avant son départ.

� Photo Photo Fred Willener -

Jason Fuchs, comment avez-vous vécu l’Import Draft et quelle a été́ votre réaction après avoir été́ sélectionné́ par les Huskies de Rouyn-Noranda?
Le jour de la draft, j’ai suivi les choses en direct via internet. Lorsque j’ai vu mon nom apparaître, j’étais vraiment content. Le fait d’être repêché́ était déjà̀ extraordinaire en soi, mais de l’avoir été́ à  une place aussi élevée dans le classement l’était encore plus. Bien sûr que je pensais avoir des chances d’être sélectionné́, car plusieurs formations avaient démontré́ de l’intérê̂t pour moi durant la saison. J’ignorais cependant dans quelle formation je pourrais continuer ma carrière. Ensuite, j’ai été́ très heureux d’apprendre que Rouyn-Noranda m’ait choisi. En plus, ceux-ci m’ont repêché́ au 15ème rang, ce qui démontre que l’équipe avait vraiment de l’intérêt pour moi.

Comment se sont passé les premiers contacts avec l’organisation des Huskies?
J’ai directement eux des contacts avec l’organisation par mails, notamment avec André́ Tourigny qui est désormais parti à l’Avalanche du Colorado. Depuis la draft, j’ai eu des contacts réguliers avec l’organisation. Déjà pour préparer au mieux le voyage au Canada vu les formalités à régler avant le départ comme l’obtention du visa.

A quel moment avez-vous eu les premiers contacts avec les équipes de CHL?
Durant la saison, il y a plusieurs organisations qui ont pris contact avec mon agent au Canada. Je savais dès lors qu'il y avait de l'intérêt pour moi.

En sachant que vous étiez repêché́ par les Huskies, avez-vous pris contact avec Sven Andrighetto qui y évoluait les deux dernières saisons?
En effet, après la draft, je l’ai contacté. Je voulais savoir comment cela se passait au Québec. Nous avons bien discuté ensemble et il ne m’a dit que du bien sur la ville et sur l’organisation des Huskies.

La décision de quitter la Suisse a-t-elle été́ difficile à prendre?
En fait, je m’étais déjà̀ posé la question avant même d’être sélectionné́. Je voulais tenter ma chance en Amérique du Nord si j’en avais l’occasion. Cependant, il n’est pas facile du tout de quitter ses proches. Ici, j’ai ma famille, ma copine et mes amis. De ce point de vue, la décision était difficile.

Quel sera désormais le programme pour vous du coté́ de Rouyn-Noranda?
Je quitte la Suisse le 12 août pour prendre part au camp des Huskies qui débutera le 14 août. Durant ma première semaine au Québec, j’ai la chance de pouvoir compter sur mon père qui m’accompagnera. C’est vraiment important de l’avoir à mes côtés pendant cette transition. A Rouyn-Noranda, je serai logé dans une famille d’accueil. Il me faudra suivre des cours afin de perfectionner mon anglais. Et aussi continuer par correspondance la maturité commerciale afin de terminer cette troisième année.

Vous êtes-vous fixé un objectif pour votre première saison en LHJMQ?
Non, je ne me suis pas vraiment fixé d’objectif. Je ne sais pas encore quel sera mon rôle au sein de l’équipe. Je suis plutôt un meneur et je veux mettre mes qualités au profit de l’équipe et aller ainsi le plus loin possible.

En CHL, les équipes peuvent aligner deux étrangers sur lesquels on compte beaucoup. Ressentez-vous une certaine pression par rapport à cette situation?
Oui, il existe une pression, mais celle-ci n’est pas insurmontable. Avec seulement deux joueurs étrangers, les gens veulent évidemment que nous donnions plus que les joueurs canadiens qui évoluent dans l’équipe.

Quel regard portez-vous sur la NHL?
C’est bien sûr un gros rêve! Je pense que beaucoup de hockeyeurs pensent comme moi. Il y plusieurs clubs qui me font rêver évidemment, comme le Canadien de Montréal, les Blackhawks de Chicago ou les Capitals de Washington.
 
On l’a vu lors du dernier «Import Draft», de plus en plus de jeunes joueurs suisses sont sélectionnés par des formations nord-américaines. Selon vous, est-il devenu indispensable de s’expatrier outre-Atlantique pour réussir en Amérique du Nord?
Je pense qu’il faut véritablement être au-dessus du lot pour pouvoir faire carrière en Amérique du Nord en continuant d’évoluer en Suisse. C’est sans doute un net avantage d’évoluer en Amérique pour se faire une place là-bas. En plus, il est plus facile d’être repéré́ et suivi par les recruteurs. Là-bas, le style de jeu est différent et les patinoires également. Il y a aussi un engouement exceptionnel pour le hockey.

Connaissez-vous déjà̀ un peu le Canada et Rouyn-Noranda?
Je me suis déjà̀ rendu au Canada il y a six ans. A l’époque, j’évoluais avec Bâle et nous avions disputé un tournoi du côté́ d’Ottawa. En ce qui concerne Rouyn-Noranda, je ne connaissais pas cette ville. J’ai suivi les résultats de Sven Andrighetto et donc ceux de son équipe l’année dernière.

On raconte volontiers que le jeu physique est important pour réussir en Amérique du Nord. Cet aspect du jeu vous inquiète-t-il?
Pas du tout! Je ne suis peut-être pas le joueur le plus physique qui soit, mais cet aspect du jeu ne me fait pas peur. Vous savez, si vous jouez au hockey et que vous avez peur du jeu physique, il faut arrêter. J’ai joué au niveau international et je ne pense pas que cela soit différent du jeu nord- américain. Comme mon père, je suis un joueur plutôt habile. Avec une plus petite taille, il est parfois plus facile d’éviter les charges. Je pense aussi que la saison que j’ai disputée l’année dernière avec le HC La Chaux-de-Fonds a été bénéfique pour moi, bien que le jeu en LHJMQ ou en NLB ne soit pas comparable.

Vous nous parlez de votre père (Ndlr: Régis Fuchs, directeur sportif du HCC). Comment ce dernier a-t-il réagi à votre sélection?
Comme tous les parents: il était très heureux pour moi. Il n’a pas pensé au coté sportif  pour le  HC La Chaux-de-Fonds. Et comme pour ma mère, il était un peu déçu de savoir que j’allais être absent pendant une longue période.

La saison dernière, vous avez eu la chance d’évoluer avec la première équipe du HCC aux côtés de votre père. Selon vous, qui était le plus fier de cela, le père ou le fils?
Je pense que c’est un peu les deux. Il devait être fier de moi lorsque j’ai réussi à intégrer l’équipe alors que je n’avais que 17 ans. Pour ma part, j’ai eu la chance de jouer à ses côtés. A son âge, il a un tel niveau de jeu, c’est vraiment extraordinaire. J’ai aussi eu la chance de pouvoir le côtoyer à la maison et sur la glace pendant cette saison. C’était vraiment une belle année pour nous deux.

L’ancien entraîneur-chef et directeur-gérant André́ Tourigny a notamment déclaré de vous: «C’est un attaquant fougueux avec beaucoup de talent, de vitesse et qui sait jouer dans les deux sens de la patinoire. Il n’est pas Sven Andrighetto et il doit s’adapter. Il devrait évoluer dans notre top 6». Il s’agit là d’une belle déclaration non?
J’espère jouer les premiers rôles et donc, viser le plus haut possible. Etre dans le top 6 c’est déjà̀ bien mais je vais essayer d’être dans le top 3. Il est vrai que je ne suis pas le plus grand ou le plus physique des joueurs, mais je compense cela avec d’autres qualités. J’ai une bonne vision du jeu, je suis assez rapide et on m’a souvent dit que j’avais un bon jeu défensif. Je pense avoir hérité́ celà de mon père. S’il y a un volet de mon jeu que je dois améliorer c’est sans doute l’intensité́. Au Canada, c’est important de batailler tous le temps et je devrais désormais être encore plus intense dans mon jeu.
 
Qu’est-ce qui va le plus vous manquer en Suisse?
Le chocolat! (rires...) Non mais la famille évidemment.
 
Que peut-on vous souhaiter de mieux pour les années à venir?
D’avoir de la réussite avec les Huskies et de pouvoir rester en bonne santé. J’espère aussi que tout se passera bien pour moi.

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