Louis et René Matte: «Nous avons deux caractères différents»

17/08/2008 à 18:56:59Le Sentier, Nadine Forclaz et Patrick PittonArticle vu 14 508 fois
Ils sont deux frères à exercer la même profession au sein des deux meilleures formations de Suisse romande. Plus que des frères, il sont mêmes juneaux. Rencontre avec deux personnages du hockey suisse très sympathiques.

© Photo Photo Philippe Rayroud - Louis et René ou René et Louis?

A quel âge avez-vous commencé le hockey?

RM: à l'âge de 4 ans.
LM: Vers quatre ans.

Pourquoi avoir choisi ce sport?

RM: Chez nous il est bien clair que le hockey est un religion. En général, dès que nous savons marcher nous apprenons directement à patiner. D'autre part, au Canada on trouve des patinoires à chaque coin de rue. Alors pourquoi avoir choisi ce sport? Je dirais que c'est pour suivre la vague populaire.
LM: Si tu vas dans les pays nordiques, il est habituel que les jeunes fassent du patinage de vitesse ou du ski de fond. Si tu vas en Suisse, on joue au foot ou au hockey. Au Canada, le hockey est une religion, ce qui veut dire que presque tout le monde passe par là. Chez nous, le goût de ce sport vient de la famille, car j’ai eu des oncles hockeyeurs, dont un qui jouait à un niveau professionnel. Ainsi, notre père pratiquait aussi le hockey.

Et cette place sur la glace?

RM: Je suis devenu gardien par accident... (rires). En fait, Louis était gardien de but avant moi mais nous faisions également des tournus entre les joueurs. Un jour, je me suis retrouvé à ce poste et comme c'est très «fun» d'avoir des grandes jambières j'y suis resté.
LM: Quand j’étais petit, j’ai essayé d’être gardien, René était alors joueur et une fois l’entraineur l’a mis aux buts. A la fin du match, l’entraineur m’a dit: «Tu vas rester devant parce que ton frère est meilleur que toi aux filets» Est-ce que c’est cela ou est-ce le goût du jeu? Je ne sais pas.

Avez-vous pratiqué un autre sport?

RM: Oui, j'ai évolué en junior majeur au baseball jusqu'à l'âge de 25 ans. Je m'entrainais comme un professionnel deux fois par jour.
LM: Oui, plusieurs. J’ai joué au baseball à un meilleur niveau que ce que j’ai fait en hockey. J’y ai joué tant que j’étais au Canada, mais j’ai arrêté ce sport en venant en Suisse. J’ai aussi pratiqué le ski de fond. Au Canada, on pratique généralement pas mal de sports.

Lequel de vous deux est le meilleur en hockey?

RM: J'ai joué plus longtemps que Louis, car il a eu un accident. Mais c'est très difficile à dire lequel est le meilleur d'autant que nous n'avons pas évolué au même poste.
LM: C’est dur à dire. René était gardien et moi joueur, on ne peut pas trop se comparer.

Avez-vous joué dans les mêmes équipes?

RM: Oui, jusqu'à l'âge de 15 ans
LM: Oui, souvent. Mis à part les dernières années où j’ai eu une grosse blessure et où je n’ai pas joué. Sinon, nous avons presque toujours joué ensemble.

Avez-vous arrêté le hockey en même temps?

RM: Non. J'ai arrêté de pratiquer le hockey à l'âge de 22 ans et Louis bien plus tôt après son accident.
LM: Non. J’ai arrêté beaucoup plus tôt que lui sur blessure et pendant deux ans, je n’ai pas pu jouer au hockey. Et après quand j’ai recommencé, j’ai attrapé un virus post-opératoire et ensuite, je n’ai plus pu jouer au hockey durant une autre année. C’est pour ça que j’ai dû arrêter le hockey. Les années où je ne faisais pas de hockey, j’ai commencé à arbitrer. Par la suite, j’ai commencé à coacher.

Un de vous deux aurait-il pu faire une carrière en tant que hockeyeur?

RM: Pour être très honnête, je ne pense pas du tout. Il y a tout de même certains critères de poids et de grandeur que nous n'avions pas. Ce sont des critères importants pour espérer jouer professionnellement et nous ne possédions pas la stature afin de pouvoir rivaliser avec le haut de la pyramide.
LM: Mon frère à été assez loin au niveau sportif. Mais comme il n’était pas assez grand et comme il y avait de la concurrence, alors forcément il y a eu sélection... Moi également, j’étais trop petit. Etant défenseur avec ma taille, il aurait fallu vraiment être extraordinaire pour percer et comme j’étais un joueur moyen… Il faut se rappeler qu’à l’époque au Canada, on avait la mentalité où c’était plus facile pour un coach d’aligner un gros qui tape qu’un petit qui essaye d’éviter. Peut-être qu’en dehors du Canada, par exemple si j’avais été ici en Suisse, j’aurais pu faire quelque chose de plus.

En tant que jumeaux avez-vous parfois les mêmes idées en même temps?

RM: Nous pensons souvent les mêmes choses et avons en général les mêmes goûts également. Il y a des liens qui nous unis en tant que jumeaux c'est vrai. Des fois même comme un genre de télépathie, il y a d'ailleurs plusieurs anecdotes à ce sujet. Une fois nous sommes allés chez l'opticien à une journée d'intervalle et au final nous avions choisi exactement les mêmes lunettes et cela sans en discuter entre nous.
LM: Pas les idées, non. Mais il y a dans des circonstances ou dans des choses de la vie qui font que parfois, nous avons les mêmes gouts, au niveau vestimentaire, voitures ou autre… Par exemple, une fois à l’époque, nous avions été faire du shopping séparément et lorsque nous sommes arrivés à la maison, nous avons constaté que nous avions acheté la même chose.

Que pensez-vous de votre frère en tant que coach?

René Matte: Louis est un très grand travailleur et il donnera tout pour son employeur. C'est un excellent entraîneur car il est également un grand passionné. Il a travaillé durant douze avec des jeunes, donc il faut des qualités d'enseignements. Louis est également toujours à la recherche de pouvoir s'améliorer. Sa passion c'est la «game» ainsi que l'enseignement.
Louis Matte: Je sais que René est un gars qui travaille énormément au niveau du système d’analyse et du plan de jeu. Quand à ses défauts, je n’en ai aucune idée car je n’ai jamais vraiment coaché avec lui, à part à mes début la première année et encore. En général, quand tu coaches avec quelqu’un, tu lui trouves plus de qualités que de défauts

Selon vous, quel est la plus grande de ses qualités en tant que personne?

RM: Louis est hyper généreux, il est toujours disponible afin d'aider les autres. Il est très dévoué est possède un très grand coeur. Il sait aussi très bien prendre soin de son monde.
LM: S’agissant d’un frère jumeau, c’est encore plus difficile à répondre à cette question. Ce que je sais, c’est qu’il est un gros bosseur.


© Photo Photo Patrick Pitton
Louis Matte (GSHC)
Imaginiez-vous qu'un jour vous feriez le même job dans le même pays?

RM: Non, pas du tout. Après une année de coaching au Canada, il avait décidé de quitter le pays pour la Suisse alors que moi j'avais déjà commencé mon parcours professionnel chez nous. Donc à aucun moment je n'aurais pensé que nous allions nous retrouvez dans le même pays et exercer la même fonction, c'est-à-dire assistant-coach. On me l'aurait dit, je ne l'aurais jamais cru.
LM: Non franchement jamais! Cela c’est fait comme ça. Moi je suis venu ici au début pour une année seulement en attendant de trouver du boulot au Canada comme maître de sport. Puis après, j’ai continué à entrainer ici. Pour sa part, René était coach au Canada. Mais jamais je n’aurais pensé qu’un jour nous serions dans le même pays à faire le même travail.

Quel genre de rivalité y-a-t-il entre vous deux lorsque vous vous affrontez?

RM: Depuis que nous avons environ 20 ans on ne s'est plus jamais affronté en fait. L'esprit de compétition était très vif lorsque nous jouions tous les deux, car nous sommes deux personnes compétitives et qui n'aimont pas perdre. Mais la rivalité était bien plus intense quand nous étions adolescents. A l'avenir, la compétition qu'il va y avoir entre nous sera tout ce qu'il y a de plus sain. Nous sommes des professionnels et nous allons tout donner pour notre club. Mais en tant qu'assistants-coach, nous sommes moins exposés comme on le serait si nous étions joueurs ou coach principal. Il peut se passer des choses pendant un match, mais nous sommes assez intelligents pour faire la part des choses. La rivalité demeurera juste le temps d'une rencontre.
LM: Je ne sais pas encore… Là,  nous étions aux Hockeyades en matchs de préparation. Mais on verra cela dès ce début de saison. C’est sûr que quand on fait du sport à un haut niveau et que l’on sera l’un contre l’autre, on voudra toujours gagner lui comme moi…

Avant une rencontre GSHC- Fribourg, en parlez-vous? Ou bien est-ce un sujet tabou?

RM: Non, je pense que nous en parlerons, mais pas plus que s'il s'agissait d'une autre rencontre.
LM: Non pas du tout, on en parle. Je sais qu’il a des choses qu’il n’a pas à me dire et moi, j’ai des choses que je n’ai pas à lui dire. On est assez intelligent tous les deux pour faire la part des choses. Chacun respecte l’autre et respecte le club pour lequel on travaille. On agit en professionnel. C’est tout.

Quel parcours avez-vous suivi pour arriver à la place que vous occupez?

RM: J'ai un parcours totalement différent de Louis. J'ai exercé dans la ligue Juniors majeure au Québec. C'est une ligue qui est quand même un tremplin pour pouvoir évoluer au niveau professionnel. J'ai adoré cette expérience. Et quand Serge Pelletier m'a appelé il y a trois ans, par l'intermédiaire de Louis, j'ai accepté. Contrairement à Louis, je coach déjà depuis une dizaine d'année au niveau professionnel, chose qu'il a faite professionnellement également, mais au niveau de la relève.
LM: Cela fait onze ans que je suis au GSHC et je commence ma douzième année. J’ai commencé comme entraineur professionnel au mouvement junior du Genève-Servette, puis j’ai été directeur technique, toujours au GSHC. Ensuite coach en chef des juniors élites et enfin, je suis arrivé comme entraineur assistant de la première. En fait j’ai gradué les tous les échelons du club pour arriver là.

Avez-vous la même tactique de jeu?

RM: Non, car nous avons tout de même deux mentalités complètement différentes. A Genève, Louis travaille avec un système de jeu déjà bien établi depuis plusieurs années. Je pense qu'entre Fribourg et Genève, il y a deux écoles de pensées complètement différentes, mais qui amènent tout de même de grandes forces pour chacun des deux clubs. C'est sûr qu'en tant qu'assistant-coach, tu dois tout de même amener tes propres idées afin d'améliorer certaines choses, mais nous sommes quand mêmes différents du point de vue stratégie et tactique.
LM: La tactique de jeu se réfère au système d’équipe. Comme nous sommes tous les deux assistants-entraineur, il faut savoir que dans les faits, c’est plus l’entraineur en chef qui amène la tactique de jeu. René et moi n’avons pas la même tactique de jeu, mais cela ne veut pas dire que l’on ne partage pas certaines idées. Je pense que René met davantage l’accent sur le jeu défensif, alors que moi je mets plus l’accent sur le jeu offensif. Cela vient peut-être du fait que René était gardien, alors que moi j’étais joueur de champ. Donc j’ai toujours eu plus envie de marquer des buts que de défendre.

Que pensez-vous respectivement de Chris McSorley/Serge Pelletier?

RM: Chris McSorley est un coach d'une grande intelligence. Il a ses idées et ses stratégies, il suit toujours sa ligne de pensées. On sait pertinemment qu'à Genève le maître à penser c'est Chris et personne d'autre. Il a amené Genève-Servette parmi les meilleures équipes de Suisse et j'ai beaucoup de respect pour lui.
LM:
C’est un entraineur qui à fait ses preuves. Il a déjà eu un premier passage à Fribourg où il a eu de très bons résultats. Puis quand il est revenu à Fribourg, il a recommencé à faire de très bons résultats. C’est un bon communicateur, c’est un entraineur qui respecte les joueurs et qui est respecté par eux. Il a beaucoup de succès à Fribourg et j’espère pour lui que cela va continuer.

Qu'est-ce qui permettrait à Serge ou à Chris de savoir qu'il est bien en présence de René ou de Louis?

RM: Pour Serge Pelletier, il ne faudrait pas plus de deux secondes pour nous reconnaître. Il connaît mieux Louis que Chris McSorley peut me connaître.
LM: C’est facile: Chris McSorley et moi avons la même cicatrice sur le menton, alors que René ne l’a pas. René a des cicatrices autour des yeux. C’est comme ça que l’on peut nous différencier.


© Photo Photo Philippe Rayroud
René Matte (HCFG)
Alors, comment peut-on vous différencier exactement?

RM: Je dirais qu'il est plus facile de nous différencier lorsque nous sommes ensemble. Autant nous pouvons nous ressembler physiquement que nous avons tout de même nos traits de caractère bien différents. Si tu passes une journée complète avec nous, tu constateras que nous sommes quand même bien différents. Louis est plus caractériel et agressif alors que je suis bien plus pondéré et calme.
LM: Au niveau visuel, c’est les cicatrices. Mais après, quand on nous connaît mieux, il y a plusieurs points où nous ne sommes pas pareils. Par exemple, au niveau du caractère. Ainsi, j’ai un plus mauvais caractère que René.

Vous sentiriez-vous capable de coacher respectivement avec Chris ou avec Serge?

RM: Je pense que oui.
LM:
Oui pourquoi pas? Je ne sais pas si ce serait mieux qu’avec Chris, car je n’ai jamais coaché avec Serge Pelletier. Je pense que quand tu es assistant-entraineur, la question n’est pas de coacher avec l’un ou avec l’autre, c’est de partager des idées de façon à ce que les deux personnes travaillent dans le même but pour que l’équipe réussisse au final.

Quelle équipe finira devant l'autre au début des prochains playoff?

RM: Pour moi, sans hésiter ce sera Genève-Servette.
LM: Genève-Servette.

Et pourquoi?

RM: il ont pratiquement la même équipe que l'année passée. Un équipe qui est tout de même vice-championne de Suisse. Elle a prouvé qu'elle pouvait rivaliser avec les quatre meilleures équipes du championnat et je pense que ce sera leur objectif pour le championnat à venir également. A Fribourg, nous avons beaucoup progressé lors des dernières saisons, mais les Genevois ont tout même plus d'expérience que nous.
LM: Je ne veux rien avancer pour ne vexer personne, mais je pense juste que le GSHC finira devant Fribourg.

Avez-vous quelque chose de spécial à dire à votre frère avant le début du championnat?

RM: Enjoy It !  II faut travailler et faire son job, mais avec du plaisir. Il y a beaucoup de tensions et de pressions dans ce job, mais il faut toujours essayer de s'amuser et de garder le goût de se rendre à la patinoire.
LM: Pas vraiment, parce que l’on se parle souvent. Disons que durant une confrontation, quand il regardera sur l’autre banc, il verra quelqu’un qui lui ressemble.


 

Questionnaire à la Proust

Couleur préférée ?
RM: Le bleu
LM: Le bleu

Genre de musique
RM: Coldplay et U2
LM: Je ne suis pas un grand amateur de musique, je suis assez varié. J’écoute un peu de tout, sauf les extrêmes.

Plutôt mer ou montagne ?
RM: Mer
LM: Mer

Suisse ou Canada ?
RM: Suisse
LM: Les deux. J’adore la Suisse pour beaucoup de choses. Je n’y resterais pas si je ne l’aimais pas. Au Canada quand j’y retourne, c’est un peu pour m’y ressourcer.

Plat préféré ?
RM: La fondue au vacherin
LM: La fondue bourguignonne et la viande séchée

Hockeyeur de référence ?
RM: Wayne Gretzky et Joe Sakic
LM: Ryan Smith

Entraîneur de référence ?
RM: Scotty Bowman
LM: Je n’ai pas d’entraineur de préférence, mais j’aime bien prendre plusieurs choses de différents entraineurs pour les apprivoiser ensuite.

Gardien de référence ?
RM: Sans hésiter Patrick Roy
LM: Martin Brodeur

Offensif ou défensif ?
RM: Défensif
LM: Offensif

Blonde ou brune ?
RM: Brune
LM: Blonde

Que préférez-vous chez une femme ?
RM: Son caractère
LM: La personnalité dans tout son ensemble

Plutôt GSHC ou FG comme champion en avril 2009 ?
RM: Joker.... (rires)
LM: GSHC

 

Commentaires

Le reste des interviews

14/11/2018 à 23:33:48

Romain Loeffel: «La rivalité au Tessin est unique»

A moins de 24 heures d’une rencontre cruciale opposant le HC Lugano à Genève-Servette, deux clubs en mal de points, Planète Hockey vous propose l’interview de Romain Loeffel. A 27 ans et après cinq saisons passées à Genève, le défenseur né à La Chaux-de-Fonds est désormais un joueur de Lugano, un endroit où il affirme bien se sentir....
30/10/2018 à 10:37:13

Michael Fora: «J'étais prêt à jouer en AHL»

Planète Hockey vous propose l’interview de Michael Fora, le défenseur du HC Ambri-Piotta. De retour en Suisse après une aventure en NHL qui a tourné court, l’international suisse, qui fête ses 23 ans aujourd’hui, entend se concentrer sur Ambri et la National League. Il dit aussi ne rien regretter de son aventure dans l’organisation des Carolina Hurricanes....
24/10/2018 à 19:49:19

Tim Coffman: «Je ne me voyais pas jouer ailleurs qu'au HCC»

Planète Hockey vous propose l’interview de Tim Coffman, actuel meilleur buteur de Swiss League avec dix réussites en autant de parties disputées. L’attaquant américain de 30 ans, qui a récemment prolongé son entente avec le HC La Chaux-de-Fonds jusqu’en 2021, affirme se plaire dans les montagnes neuchâteloises....
voir tous les interviews

Autres actualités

Les derniers matchs

mardi 13 novembre 2018
mardi 13 novembre 2018
mardi 13 novembre 2018
mardi 13 novembre 2018
mardi 13 novembre 2018
Derniers résultats
ma 13.11.18 - 2 - 1 tab
ma 13.11.18 - 7 - 0
ma 13.11.18 - 3 - 2 tab
ma 13.11.18 - 6 - 1
ma 13.11.18 - 6 - 1
ma 13.11.18 - 3 - 2 ap
voir tous les résultats
Fil actualités en continu
Derniers articles
Classement
1 HC Bienne 18 j 36 pts
2 CP Berne 17 j 34 pts
3 HC Fribourg-Gottéron 18 j 32 pts
4 SCL Tigers 17 j 31 pts
5 Lausanne HC 19 j 31 pts
6 EV Zoug 17 j 30 pts
7 ZSC Lions 16 j 26 pts
8 HC Lugano 17 j 25 pts
9 HC Ambri-Piotta 17 j 23 pts
10 Genève-Servette HC 17 j 23 pts
11 HC Davos 17 j 14 pts
12 SC Rapperswil-Jona Lakers 18 j 7 pts
voir le classement détaillé
Partenaires
Derniers tweets