Marco Maurer: «Il s'agit d'essayer d’amener mon expérience aux jeunes»

10/10/2019 à 10:41:42Genève, Vincent CriblezArticle vu 2 940 fois
Débarqué cet été aux Vernets après quatre derniers hivers passés à Bienne, le Zurichois Marco Maurer retrouve un club qu’il a connu voici dix années. Formé au EV Zoug, le robuste défenseur endosse le rôle de grand frère dans la juvénile défense genevoise.
� Photo Laurent Daspres -

Marco Maurer, dix ans plus tard (réd : il avait disputé la saison 2009/10 avec le GSHC), vous voici de retour à Genève. Comment vous sentez-vous au bout du Lac Léman ?
Je remarque qu’avec les années, je suis devenu quelqu’un qui n’est plus fait pour vivre dans une grande ville. Mais je suis là pour jouer au hockey, pour le business. Par conséquent, ce qui compte, c’est que je me sente bien sur la glace, au cœur de l’équipe. Et c’est le cas.

Justement, comme cela se passe-t-il sur le rink ? Avec tous ces jeunes éléments qui évoluent avec Genève, avez-vous pris un coup de vieux ?
Je suis satisfait de mon début de saison, même s’il manque peut-être un ou deux buts pour que mon bilan soit meilleur. Mais je suis le défenseur qui, globalement, reçoit le plus de temps de glace, c’est donc satisfaisant. J’ai un rôle important dans l’équipe.

Ce rôle de grand frère, que vous endossiez déjà à Bienne aux côtés d’un certain Janis Moser, vous semblez l’apprécier…
Oui, c’est vrai. C’est peut-être dû au fait que, lorsque j’étais jeune, j’ai été jeté dans le grand bain sans pouvoir forcément compter sur les autres. Du coup, j’essaie d’apporter mon expérience aux jeunes, de les conseiller. A Genève, je forme une paire défensive avec Roger Karrer, qui est lui aussi un jeune joueur, et je prends mon rôle à cœur.

Ce Genève new-look, plus jeune et moins expérimenté, réalise un bon début de championnat malgré les quatre défaites successives lors des quatre derniers matches. Comment jugez-vous votre équipe, après 11 levées de championnat ?
Si je fais un bilan, hormis à Zoug où nous sommes passés à côté de notre match, nous avons eu une chance de remporter la partie dans quasiment toutes les autres parties. On n’est pas largués, il nous manque peu de choses pour à nouveau remporter des matches. Pour moi, c’est positif, et les hauts et les bas, avec une équipe jeune, il fallait s’y attendre.

L’hiver dernier, vous vous étiez engagé avec le GSHC alors que Chris McSorley en était encore l’entraîneur. Avez-vous eu des regrets lorsque vous avez appris qu’il était démis de ses fonctions ?
Oui, c’est lui qui est venu me chercher, et je suis en bonne partie venu pour lui. Mais c’est comme ça. A l’époque j’avais signé à Zurich et je m’attendais à jouer pour Bob Hartley. Au final, je me suis retrouvé sous les ordres de Marc Crawford. Mais Patrick Emond fait du bon travail, dans un registre différent que celui de Chris McSorley forcément. Patrick Emond parvient à canaliser ses émotions et à rester calme en toute circonstance.

Samedi, vous allez retrouver Bienne et la Tissot Arena, un lieu où vous avez passé vos quatre dernières saisons. Votre départ de Bienne avait d’ailleurs fait couler pas mal d’encre, puisqu’il semble que vous étiez proche de prolonger au HCB avant de vous engager avec Genève. Qu’avez-vous à dire par rapport à votre départ du Seeland ?
En fait, après pas mal de discussions, je m’étais décidé à rester à Bienne et à prolonger mon contrat. Je me plaisais là-bas, ma femme également, d’ailleurs j’y ai gardé des attaches importantes encore aujourd’hui. Mais je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé, d’un jour à l’autre je n’avais plus la possibilité d’y rester, le club avait changé d’avis. Puis, en fin de saison et alors que j’avais déjà signé à Genève, on m’a dit que je pouvais quand même rester si je le voulais. Il y a des éléments qui m’échappent dans cette histoire.

Parfois, on a l’impression que votre réputation de joueur dur et souvent pénalisé vous poursuit jusque dans vos négociations avec les clubs. Le ressentez-vous également ?
Oui, et c’est agaçant car si je continue à jouer dur, je ne prends presque plus de pénalités (réd : Marco Maurer n’a purgé que trois pénalités mineures cette saison). J’ai mis de l’ordre dans mon jeu mais partout, on continue à me juger sur mon passé. Le sommet, c’était lorsque j’avais pris 11 matches de suspension lors d’un contact avec un arbitre, en 2016. Là, j’ai vraiment eu l’impression qu’on me jugeait sur mon seul nom. D’ailleurs, je trouve que la Ligue devrait se concentrer sur des choses plus importantes. Cette saison, certaines scènes sont inexplicables.

Marco Maurer, vous évoluez aux côtés d’un certain Deniss Smirnovs – auteur de 9 points en 11 sorties cette saison – à Genève. Vous avez côtoyé des talents exceptionnels tant à Lugano, Zurich, qu’à Zoug ou à Bienne. Deniss Smirnovs a-t-il ce petit quelque chose en plus que les autres ?
Deniss, c’est l’école russe, avec une technique au-dessus de la moyenne, une bonne vision du jeu et une grande rapidité. Il me fait penser à Andreï Bykov, que je connais depuis l’âge junior, mais encore en mieux. C’est un peu le même style, même si Smirnovs est encore plus fort qu’Andreï à l’époque. Il peut faire une grande carrière. Mais attention, confirmer des bonnes prestations est toujours le plus difficile dans le sport.

A l’issue de votre contrat grenat actuel, vous serez alors âgé de 33 ans. Pensez-vous être capable, comme un certain Goran Bezina que vous avez remplacé dans le vestiaire des Vernets, de jouer au hockey jusqu’à 40 ans ?
Cela va dépendre de ma santé et de l’évolution du hockey, c’est difficile de se projeter maintenant. Est-ce que par exemple d’ici là nous jouerons sur des glaces plus petites ? A la base, j’ai toujours dit que j’aimerais jouer jusqu’à 40 ans, donc pourquoi pas. Je ne suis plus le gars qui soulève des poids pour dépasser les 100 kilos, j’ai changé ma morphologie, je suis plus mobile. Je peux en tout cas m’imaginer faire durer le plaisir.

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