Reto Berra: «Fier d'avoir réalisé mon rêve»

07/09/2018 à 16:37:26Fribourg, Vincent CriblezArticle vu 6 477 fois
Un mois après l’arrivée de Reto Berra en terres fribourgeoises, Planète Hockey vous propose l’interview du portier international. A 31 ans et après cinq saisons passées en Amérique du Nord (pour un bilan de 76 rencontres de NHL disputées), le cerbère fribourgeois est heureux d’être de retour en Suisse. Et impatient de débuter la saison avec son nouveau club.
© Photo PH -

Reto Berra, après quelques semaines en Suisse, comment vous sentez-vous ?
Parfaitement bien. J’avoue que je ne connaissais pas très bien la région fribourgeoise mais je l’apprécie beaucoup. Cela fait maintenant un mois que je suis là et tout va pour le mieux. J’ai même déjà eu l’occasion de visiter la montagne La Berra lors des chaleurs estivales (rires).

Après cinq années passées à 10'000 kilomètres de la Suisse, tout doit vous sembler nouveau dans votre vie. La taille des patinoires, vos coéquipiers, le staff. Comment l’avez-vous géré ?
Pour ce qui est de la taille des patinoires, cela n’a pas été un grand problème. J’ai régulièrement joué sur les grandes surfaces lorsque j’ai disputé les championnats du monde ou les Jeux olympiques. Cela demande toujours un peu d’adaptation, mais ce sont des détails techniques qui sont déjà réglés. Cela a été plus difficile lorsque je suis parti en Amérique et que j’ai dû m’adapter aux petites patinoires. Concernant mes coéquipiers, ils m’ont facilité le travail en m’accueillant hyper bien. Je connaissais déjà des joueurs comme Julien Sprunger ou Andreï Bykov du temps des sélections nationales juniors.

Si vous deviez ne garder qu’un seul souvenir sportif de vos cinq années sur le circuit nord-américain, lequel serait-il ?
Je pense que c’est le premier match que j’ai disputé en NHL. C’était à Chicago, nous avions gagné 3-2 et j’avais disputé un excellent match. De par son ambiance très spéciale, le United Center de Chicago était une de mes patinoires préférée. L’hymne national d’avant-match, qui est chanté par un vieil homme, vous donne déjà la chair de poule. Et puis, le stade est vraiment immense, c’est impressionnant. J’ai toujours apprécié d’y jouer.

Du coup, lors de cette partie, vous avez eu l’occasion de papoter avec Patrick Kane, votre ancien coéquipier au HC Bienne ?
Malheureusement, j’ai à peine eu le temps de le saluer. En NHL, lorsque l’on voyage, on a de temps pour rien. Le match est fini, on se douche, on mange, on monte directement dans le car, puis dans l’avion et c’est terminé.

En cinq ans, vous avez notamment habité à Denver, San Diego, Anaheim, Calgary, Springfield et San Antonio. Quel endroit avez-vous préféré, au niveau extra-sportif ?
La Californie, clairement. Denver par exemple est une ville très sympa aussi, mais le climat californien est hyper agréable. Se promener sur la plage, c’est quand même un joli luxe. En plus, entre Anaheim et San Diego, qui est le club ferme en AHL, il n’y avait qu’une heure de route. Cela rendait les changements de ligue plus faciles.

Justement, l’été dernier vous avez décidé de répondre favorablement à une offre de contrat de la part des Mighty Ducks d’Anaheim, repoussant ainsi votre arrivée à Fribourg d’une année. Sans regret, malgré le fait que vous n’avez disputé que trois matches en NHL la saison dernière ?
Non, je n’éprouve aucun regret. La NHL a toujours été un rêve de gosse pour moi et j’ai pu la côtoyer pendant cinq ans. Je me suis battu pour réaliser ce rêve et c’est une fierté. De plus, j’ai évolué aux San Diego Gulls l’hiver passé, et il s’agit là du club le mieux organisé de toute la AHL. La patinoire, le staff, tout est presque comme en NHL à San Diego. Et puis, sportivement, j’estime avoir livré une très bonne saison.

L’Amérique du  Nord, c’est définitivement terminé pour vous ?
Il ne faut jamais dire jamais, mais en principe oui, c’est terminé. Mais vous savez, dans ce business il peut se passer tellement de choses qu’il est impossible de prévoir la suite. La seule chose qui est sûre, c’est que je suis très content d’être de retour dans mon pays.

Vous avez 31 ans, êtes international et avez joué 76 fois en NHL. En revenant en Suisse, n’aspiriez-vous pas à rejoindre une équipe qui lutte chaque saison pour le titre ?
Non, ce n’était pas la priorité. D’abord, j’ai toujours aimé jouer à Fribourg. L’ambiance, les spectateurs, c’est quelque chose de spécial. Et puis, il y a ici une très bonne équipe, avec du potentiel. Je suis quelqu’un qui prend des décisions sur certains détails, et Fribourg était la meilleure option. A Bienne, à l’époque, nous avions réussi à nous qualifier deux fois pour les play-off à la surprise générale. Ce sont des choses qui, pour moi, comptent autant qu’un titre.

Quel sera l’objectif de Fribourg-Gottéron, cette saison ?
Nous n’avons pas encore fixé officiellement les objectifs au niveau interne. Mais le but doit clairement être de se qualifier pour les play-off dans un premier temps. Ensuite, tout sera possible.

Demain, votre club jouera un match amical à Bienne, qui fut le club qui vous a révélé entre 2009 et 2013. Que ressentez-vous à 24h de cette partie ?
Je ne sais pas encore si je jouerai mais une chose est sûre, je me réjouis de retourner à Bienne. J’ai entendu beaucoup de bien concernant la nouvelle patinoire, que je n’ai encore jamais vue. Cela me fera bizarre, forcément, et ce même si je ne connais plus grand monde dans l’équipe d’aujourd’hui.

Dernière question, Reto Berra. La tendance, lorsqu’on a passé les 30 ans, est de claquer la porte de l’équipe nationale pour se concentrer sur son club. Quelle est votre position par rapport à cela ?
Elle est claire : je continuerai de jouer avec l’équipe nationale tant que l’on me sélectionnera. J’ai participé au kick-off d’avant-saison et j’ai clairement encore la motivation de continuer à jouer pour mon pays.

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