Romain Loeffel: «La rivalité au Tessin est unique»

14/11/2018 à 23:33:48Lugano, Vincent CriblezArticle vu 3 149 fois
A moins de 24 heures d’une rencontre cruciale opposant le HC Lugano à Genève-Servette, deux clubs en mal de points, Planète Hockey vous propose l’interview de Romain Loeffel. A 27 ans et après cinq saisons passées à Genève, le défenseur né à La Chaux-de-Fonds est désormais un joueur de Lugano, un endroit où il affirme bien se sentir.
© Photo Mauricette Schnider -

Romain Loeffel, quelques heures à peine se sont passées depuis la fin du derby tessinois, une rencontre que Lugano a perdu à Ambri hier soir (2-1 après les tirs au but). Comment avez-vous vécu votre premier derby à la Valascia ?
Sportivement, cela s’est mal passé puisque nous avons perdu cette rencontre. Après un bon début de match, on a un peu perdu le fil de la partie. C’est d’ailleurs quelque chose qui nous est arrivé à plusieurs reprises depuis le début de la saison. Au final, un point, ce n’est pas satisfaisant. Par contre, j’ai été impressionné par l’ambiance. Comme c’était le cas à Lugano en début de saison lors du premier derby, c’est vraiment très, très chaud.

Globalement, peut-on comparer un Ambri-Lugano à un Genève-Lausanne par exemple ?
J’ai connu les Fribourg-Berne, puis les Genève-Lausanne. Mais je dois avouer que la rivalité est encore plus grande ici au Tessin. C’est unique. Pour moi, un derby tessinois, c’est encore un cran en-dessus.

Voici quelques mois maintenant que vous êtes Luganais. Comment vous sentez-vous dans votre vie d’homme ?
Très bien. Après Genève, j’ai la chance de vivre une nouvelle fois au bord d’un lac. C’est un privilège, surtout pour un Chaux-de-Fonnier (rires). Lugano est une ville magnifique et les gens sont hyper-gentils et ouverts. Avec ma femme, nous nous sentons parfaitement bien.

Et le joueur, est-il désormais pleinement intégré à l’équipe ?
Je reçois les responsabilités pour lesquelles je suis venu en tout cas. Il n’y a pas eu beaucoup de changements à Lugano durant l’intersaison, c’est donc à moi de m’intégrer, d’apprendre à connaître mes nouveaux coéquipiers. Cela se passe bien, mais forcément les résultats moyens de l’équipe font que je ne peux pas être satisfait.

Vous vous êtes engagé pour une très longue durée à Lugano (réd : jusqu’en 2022). Était-ce votre vœu et n’était-ce pas quelque peu risqué, alors que vous ne connaissiez pas spécialement l’endroit ?
Je recherchais effectivement un contrat de longue durée. Après la saison dernière compliquée à Genève, je n’avais pas envie de signer une telle entente aux Vernets. Du coup, j’ai regardé les offres dont je disposais et Lugano représentait le meilleur endroit pour moi. C’est un club qui joue le titre chaque saison, qui est ambitieux. Et puis, en 2022, je n’aurai « que » 31 ans. Je pars du principe que ce n’est pas le dernier contrat que je vais signer.

Lugano semble capable du meilleur comme du pire depuis le début de saison. Comment l’expliquez-vous ?
En effet, nous n’avons pas encore trouvé le bon rythme. Avant la pause, cela semblait aller un peu mieux mais on est retombés dans nos travers hier à Ambri. Il y a des problèmes que nous nous devons de régler au plus vite. Je pense notamment au power-play, mais également apprendre à jouer de façon constante durant 60 minutes. On doit également apprendre à jouer plus physiquement. Nous avons perdu pas mal de matches avec un seul but d’écart. Si on arrive à améliorer notre powerplay par exemple, en inscrivant ne serait-ce qu’un but en plus par rencontre, cela peut tout changer dans un championnat aussi serré.

Demain, en affrontant une équipe de Genève qui n’est qu’à deux points de vous, peut-on déjà parler de rencontre cruciale ?
Il faut effectivement faire attention, encore quelques matches et nous serons déjà à la mi-saison. Les matches filent et les points deviendront de plus en plus difficiles à rattraper.

En tant qu’ancien Grenat, appréhendez-vous cette partie ?
Non, j’arrive à ne pas me mettre trop de pression par rapport à cela. Je connais toute l’équipe en face, bien entendu, mais j’arrive à en faire abstraction.

Comment aviez-vous vécu vos premières retrouvailles avec Genève, lors du GSHC-Lugano du mois d’octobre ?
C’était un peu spécial, mais sans plus. Je ne me suis pas trompé de vestiaire en tout cas.

L’équipe de Suisse vient de terminer la Deutschland Cup à la deuxième place. Avez-vous suivi la « Nati » en Allemagne ?
D’un œil, oui.

La saison dernière, vous étiez de l’épopée olympique mais n’avez pas été retenu pour les championnats du monde au Danemark. Du coup, vous n’avez pas cueilli la médaille d’argent. Avez-vous ressenti une frustration par rapport à cela ?
Oui, évidemment. D’abord, j’ai vécu des supers moments, des instants inoubliables en Corée pour les JO, malgré des résultats sportifs décevants. Ensuite, je n’ai pas eu d’autre choix que d’accepter la décision de Patrick Fischer de ne pas me prendre avec au Danemark. Mais ce fut dur à accepter, d’autant plus que l’équipe est allée chercher une magnifique médaille.

Mais vous confirmez rester à disposition pour la Nati à l’avenir ?
Oui, bien sûr. A chaque fois que je reçois une convocation, c’est une fierté pour moi. Je n’ai pas encore d’informations concernant une éventuelle sélection lors de la Lucerne Cup, mais je suis évidemment à disposition.

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