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LINUS KLASEN - «J'en ai fini avec la Suisse»

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Klasen, Linus_2017-18
— Photo © PH/Archives
Par Philippe Ducarroz

Linus Klasen a donc quitté récemment le EHC Visp pour des raisons familiales. Paraît-il. Du Suédois, on avait l'image d'un très bon joueur de hockey, sans doute trop bon pour la Swiss League, mais au passé estimable et d'un joueur respecté et respectable.

L'image est désormais écornée. Si l'on se fie à l'interview accordée à notre confrère suédois hockeysverige.se, l'attaquant de Djurgarden désormais garde une petite opinion de son passage dans notre pays. Il en a le droit, et même de le dire. 

Mais il y a des termes qu'on devrait éviter lorsque l'on a obtenu tous les arrangements qui ont fait de son séjour valaisan (et auparavant luganais) une période plutôt agréable.

Ça commence par une belle saillie: «Viège ne représente rien pour moi. J'étais tout simplement trop bon pour jouer là-bas.» Salut la modestie.

Et le Suédois de compléter, au sujet de sept ans et demi passés en Suisse: «J'en ai fini avec la Suisse. La mentalité, la société et la vie sont complètement différentes là-bas. Peut-être que tout le monde ne tire pas dans la même direction. (...) C'est un pays quadrilingue. Les Allemands restent entre eux, les Italiens restent entre eux ainsi que les Francophones et les étrangers. Je m'entendais avec tout le monde et, comme je l'ai dit, j'avais un statut élevé à Lugano en particulier.»

De son passage au Tessin, le Suédois se souvient justement des années passées avec Fredrik Pettersson, «mais depuis son départ, les choses sont devenues plus difficiles. Si je dois être honnête, j'ai dû jouer avec des joueurs nettement moins bons, qui n'avaient pas la même vitesse de réflexion. La Suisse? Cela signifie beaucoup pour moi, mais je suis à la maison maintenant et cela ne me manque pas du tout.»

Tableau guère plus sympathique de son séjour à Viège: «C'était plus dur et ennuyeux qu'amusant. J'étais simplement trop bon pour jouer là-bas. De plus, j'ai joué avec des joueurs inférieurs. (...) Je devais faire ma part du travail tous les soirs pendant que les gens sortaient ici et là.»

Fin de l'épisode helvétique, fin aussi d'une image qu'on avait d'un joueur finalement beaucoup plus fin sur la glace que dans ses propos. Bon retour chez vous.